Usine Nouvelle

S’inscrire à la newsletter
Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Le mix énergétique va gagner l'automobile

, , , ,

Publié le

Le salon de Genève vient d'ouvrir ses portes et c'est une fois de plus le grand show technologique. Tout le monde cherche, sur les stands, quelle technologie succédera demain au tout-puissant moteur thermique... mais il y a peu de chance que celui-ci disparaisse. L'avenir de l'automobile sera plutôt fait d'un mix technologique en matière de modes de propulsion.

Le mix énergétique va gagner l'automobile © P.G.

Dans le secteur automobile, c'est un peu comme au foot : tout le monde se sent suffisamment expert pour jouer les sélectionneurs ou les capitaines d'industrie ! Et si l'on parle du futur de l'automobile, chacun développe sa vision de ce que sera le véhicule à quatre roues dans dix, quinze ou vingt ans. Les uns nous promettent un futur sans pétrole. Les autres un avenir électrique. D'autres encore estiment que rien ne bougera et que la voiture thermique (nos bonnes vieilles voitures essence ou diesel) seront encore la solution la plus répandue pour se rendre facilement d'un point A à un point B.

Les technologies peuvent se cumuler pour engendrer toutes sortes d'hybrides

La réalité, c'est qu'il n'y a pas une vérité en matière automobile. Et tous ceux qui prédisent la prédominance d'un mode de propulsion sur un autre se trompent. Un peu à la manière de ce qui se passe dans le domaine de l'énergie, nous devrions plutôt assister à la mise en place d'un mix technologique. Demain, les automobiles carbureront à l'essence ou au diesel, au biocarburant ou à l'hydrogène, au gaz ou à l'électricité. Chacune de ses technologies pouvant se cumuler avec l'autre pour engendrer des motorisations hybrides...

Ce mix de modes de propulsion sera la règle dans tous les pays du monde. Mais la prédominance de telle ou telle techno dépendra des spécificités de chaque région. Au Brésil, la part de biocarburant sera sans aucun doute dominante compte tenu de la culture de la canne à sucre. La voiture 100% électrique devrait elle s'imposer plus facilement dans les mégalopoles qui comptent plusieurs dizaines de millions d'habitants (en Chine) ou dans des pays où les émissions de CO2 sont fortement réglementées dans les aires urbaines (à Londres, à Milan ou prochainement à Paris).

Des développements parallèles couteux

Pour les industriels, il n'y a pas d'impasse possible. S'ils veulent jouer dans la cour des grands constructeurs mondiaux, ils devront s'intéresser à toutes ces technologies. Faire l'impasse sur une seule reviendrait à se fermer directement certains marchés. La difficulté pour eux sera d'avoir suffisamment les reins solides au niveau financier pour développer en parallèle toutes ces modes de traction. Les trois grands (GM, Toyota et Volkswagen) pourront sans doute assumer seuls cette charge mais pour les autres, il faudra sans doute se trouver des alliés. En espérant qu'ils soient fidèles.

Thibaut de Jaegher

Réagir à cet article

Les entreprises qui font l'actu

 

Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus