Michel Sapin évoque les nombreux rendez-vous du président du directoire de PSA Philippe Varin à l'Elysée pendant les derniers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement Ayrault vient de s'emparer de l'épineux dossier PSA, et ses membres commencent à régler ses comptes avec leurs prédécesseurs.
Le ministre du Travail Michel Sapin accuse l'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy d'avoir amené la direction de PSA à repousser un plan de suppressions de postes avant l'élection présidentielle. Une attitude qu'il juge "criminelle", a-t-il déclaré sur France Inter le 11 juillet.
"Est-ce que vous avez remarqué que M.(le président du directoire Philippe) Varin avait été plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy ? Vous pensez que c'était pour parler du nouveau modèle qui allait sortir chez Citroën et Peugeot ? Non, c'était pour parler de ces sujets-là", a-t-il affirmé à la radio.
"Ce ne sont pas de bonnes méthodes. J'ai entendu le terme de 'criminel' utilisé par un ancien ministre à propos des débats que nous avions eus au sein de la grand conférence. Voilà, me semble-t-il, un point sur lequel un terme aussi violent pourrait être utilisé", a-t-il ajouté.
Selon des syndicats, PSA Peugeot Citroën pourrait supprimer entre 8 000 et 10 000 emplois en France cette année dans le cadre du nouveau plan d'économies qu'il va dévoiler prochainement en réponse à la baisse de ses ventes européennes, et qui pourrait prévoir la fermeture du site d'Aulnay.









