Le ministre du Travail accuse Nicolas Sarkozy d'avoir fait repousser le plan social de PSA

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Michel Sapin
© Ouest France/Daniel Fouray

Michel Sapin évoque les nombreux rendez-vous du président du directoire de PSA Philippe Varin à l'Elysée pendant les derniers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement Ayrault vient de s'emparer de l'épineux dossier PSA, et ses membres commencent à régler ses comptes avec leurs prédécesseurs.

Le ministre du Travail Michel Sapin accuse l'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy d'avoir amené la direction de PSA à repousser un plan de suppressions de postes avant l'élection présidentielle. Une attitude qu'il juge "criminelle", a-t-il déclaré sur France Inter le 11 juillet.

"Est-ce que vous avez remarqué que M.(le président du directoire Philippe) Varin avait été plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy ? Vous pensez que c'était pour parler du nouveau modèle qui allait sortir chez Citroën et Peugeot ? Non, c'était pour parler de ces sujets-là", a-t-il affirmé à la radio.

"Ce ne sont pas de bonnes méthodes. J'ai entendu le terme de 'criminel' utilisé par un ancien ministre à propos des débats que nous avions eus au sein de la grand conférence. Voilà, me semble-t-il, un point sur lequel un terme aussi violent pourrait être utilisé", a-t-il ajouté.

Selon des syndicats, PSA Peugeot Citroën pourrait supprimer entre 8 000 et 10 000 emplois en France cette année dans le cadre du nouveau plan d'économies qu'il va dévoiler prochainement en réponse à la baisse de ses ventes européennes, et qui pourrait prévoir la fermeture du site d'Aulnay.

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4 réactions

Mapaulo | 11/07/2012 - 14H39

Maintenant "le torchon brûle" M. le ministre Sapin et il vous faut l'éteindre, cela coutera 1 Mrd d'€ que notre camarade député du doubs, Président de l'agglo de Montbéliard et accessoirement Ministre des finances ferait bien de vous prêter...

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Mapaulo | 11/07/2012 - 14H37

Analyse pertinente à l'heure ou en France les charges sur les cotisations sociales patronales à hauteur de 42% ne représentent pas moins de 780€ au véhicule produit. J'avais proposé au gouvernement du "redressement productif" de rabaisser le taux à 33% et ainsi donner de la main gauche 180€ au véhicule produit (soit 180Mio pour nos 2 constructeurs) en les engageant à relocaliser la production de 500 000 véhicules chacun, soit l'équivalent de 1.2 Mrd € dans les poches du l'état et 25 milliards de + au commerce extérieur...lettre mort au PS qui ne répond pas et préfère accuser ses prédecesseurs, affligeant...

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denoël | 11/07/2012 - 13H18

On peut faire une autre analyse des multiples rencontres entre MM. Sarkozy et Varin : la discussion sur la bonne manière de faire baisser le coût du travail pour nous amener à un niveau de compétitivité comparable à d'autres pays européens. C'est une proposition des industriels français (avec M. Varin en tête), qui est à l'origine de la TVA antidélocalisation.
Cette mesure étant annulée par le gouvernement Ayrault, les industriels sont contraints de prendre d'autres mesures...

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Mapaulo | 11/07/2012 - 11H52

Tout le monde se souvient de ces réunions tripartites grossièrement placées dans le planning des élections, il fallait le faire avec le gouvernement sorti des urnes. Vous avez été choisis par les citoyens français et nombreux sont les "peugeot" a vous avoir donné leur confiance. Maintenant il faut traiter le sujet avec intelligence et ne pas renvoyer la balle à ceux qui n'ont plus leur mot à dire. Les solutions existent, mais au vu des surcapacités et de l'amélioration structurelle nécessaires chez PSA je compterais davantage sur 15 000 postes en trop.

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