Au lendemain de la publication du rapport sur le vol Rio – Paris, Frédéric Cuvillier a assuré le 6 juillet qu’il n’y avait aucune raison de douter de l’indépendance de l’enquête.
"Le BEA a rempli sa mission. Il a livré des recommandations, qui sont plus que des recommandations (...) il n'y a aucune raison qui m'amène à douter de l'indépendance de cette enquête, a déclaré le ministre des Transports vendredi 6 juillet devant des journalistes. Il n'y a aucune réserve, d'aucun bureau d'enquête, ce qui est un gage de sérieux, de compétence du BEA. Ni les Anglais, ni les Allemands, ni les Américains n'ont remis en cause ce rapport".
Une manière de mettre un terme aux critiques dont le BEA a pu faire l’objet au cours de cette enquête qui a duré trois ans et coûté environ 30 millions d’euros.
Certaines familles des victimes estiment que le BEA avait orienté son enquête exclusivement vers l'erreur humaine, épargnant ainsi Airbus, pour des raisons, selon elles, d'intérêts économiques.
Dans son rapport final le BEA assure que la catastrophe a été causée par une combinaison de défaillances techniques --en particulier, le givrage des sondes de vitesse Pitot, élément déclencheur du drame-- et des erreurs humaines, les pilotes ayant eu des actions inappropriées.









