Le minicentre de tri de Canibal
Par CAMILLE CHANDÈS - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3267Comment récupérer les 1,4 milliard de cannettes, les 5 milliards de gobelets et les 3 milliards de bouteilles en plastique consommés chaque année hors domicile ? En installant dans les entreprises, universités ou gares des machines jouant le rôle de minicentres de tri sur place. Et en incitant les consommateurs à utiliser la machine avec des coupons de réduction pour des produits et enseignes partenaires. Voici l'idée de la jeune société Canibal. « Faute de système uniforme de collecte, d'un éparpillement du gisement et d'un manque de sensibilisation des consommateurs, un déchet d'emballage sur deux n'est pas recyclé », constate Stéphane Marrapodi, le cofondateur avec Benoît Paget de la start-up (8 salariés). Afin de limiter le gaspillage, Canibal a conçu une machine au design attractif qui reconnaît, trie, compte, compacte et stocke les cannettes, gobelets et bouteilles usagées grâce à la reconnaissance de leur forme, la mesure de leur poids et leur code-barres. Chaque produit part ensuite vers sa nouvelle vie. L'aluminium des canettes alimente les fonderies de Constellium. Les bouteilles en PET (polyéthylène téréphtalate) prennent la destination de l'usine de recyclage de Sita-Paprec de Limay (Yvelines) pour être transformées en nouvelles bouteilles. Le carton des gobelets, après séparation du film plastique, est recyclé, notamment dans des emballages de sandwich. Canibal s'apprête à commercialiser, au cours du mois de janvier, un matériau alternatif à l'aggloméré fabriqué à partir de gobelets en plastique par la société Ecolomy spécialisée dans la valorisation des matériaux. Créée en 2009 et basée à Gennevilliers, l'entreprise a déjà installé une centaine de machines à ce jour. Elle vise les 3 000 en 2014.











