La première organisation patronale française entend traiter sous cet angle les questions de financement de la protection sociale et de réforme du marché du travail.
A l’occasion d’un entretien à Reuters le 3 juillet, Laurence Parisot, présidente du Medef, a répété qu’elle avait très clairement dit que la question de la compétitivité était à ses yeux la question numéro un de la future conférence sociale des 9 et 10 juillet.
"Nous avons eu plus de 60 réunions avec des membres du gouvernement, des conseillers des ministres et les organisations syndicales pour préparer la conférence sociale, précise-t-elle. Ce qui compte, c'est que les choses soient présentées et débattues. Je n'exclus pas que ce qui n'est pas envisagé aujourd'hui soit finalement mieux compris et accepté demain."
Le Medef entend via cette réunion remettre sur la table les propositions écartées par le gouvernement jusque-là et notamment la baisse simultanée des charges sociales payées par les salariés et les employeurs ou encore la réduction du coût du travail. "Nous proposons un transfert de cinq points de cotisations, ce qui fait 30 milliards d'euros : 3,5 points du côté employeur et un point et demi côté salarié, explique Laurence Parisot. On le compenserait par 22,8 milliards d'euros du côté de la TVA et 0,75 point de taux de CSG en plus, soit 8,3 milliards."
Flexibilité
Le thème de la flexi-sécurité devrait aussi être abordé par le Medef ainsi que celui de la rupture conventionnelle. L’organisation veut aussi améliorer l'employabilité des actifs et sur la négociation d'"accords activité emploi" permettant aux entreprises confrontées à des difficultés économiques d'ajuster leurs effectifs, leur masse salariale et la durée du travail.
Enfin, le Medef souhaite par ailleurs que la conférence sociale se penche sur la question des déficits sociaux, en particulier ceux du régime de retraites et de l'assurance-maladie.
Ce grand rendez-vous sera inauguré par le président de la République François Hollande. Il portera notamment sur l'emploi, la formation, les rémunérations, le redressement de l'appareil productif, l'égalité hommes-femmes, les retraites, le financement de la protection sociale et la fonction publique.









