Le mauvais bilan des smartphones
Par EMMANUELLE DELSOL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 326622 kg de CO2
Un abonné à la téléphonie mobile 3G émet 22 kg d'équivalent carbone par an. C'est le calcul réalisé par Ericsson en 2009 sur ses terres suédoises. Le réseau mobile pollue surtout lorsqu'on l'utilise. Les équipements ne représentent qu'un peu plus de neuf kilos d'émissions, dont quatre environ pour les stations de base. Les mobiles, smartphones et autres tablettes pèsent le plus lourd dans le bilan : soit près de 13 kg. En cause ? La consommation d'électricité nécessaire à leur fabrication et à leur utilisation, ainsi que les substances toxiques des composants électroniques qu'ils contiennent. Le réseau mobile reste pourtant bien moins polluant que son cousin des télécommunications fixes. L'équipementier en a estimé l'empreinte à 375 kg pour un abonné au fixe et à internet sur un an. Les PC grevant bien plus le budget énergie que les mobiles, par nature optimisés pour consommer moins que des appareils branchés en permanence. Ericsson a aussi extrapolé l'empreinte carbone du réseau mobile avec un modèle de consommation électrique moyen dans le monde. Là, le bilan est bien moins favorable que dans la très propre Scandinavie. Il grimpe à 44 kg en moyenne, plombé par les diverses sources d'énergie carbonées et les groupes électrogènes ! Quasi omniprésents auprès des installations africaines par exemple, ils font exploser les émissions du réseau. Parmi les axes de progrès possibles, le suédois évoque la possibilité de travailler sur l'ingénierie des réseaux et de faire en sorte, avec les opérateurs, que ceux-ci soient dimensionnés en fonction des besoins réels.











