Le LME diversifie son offre
Le 18 janvier 2007 par Daniel Krajka | L'Usine Nouvelle n° 3038Pour maintenir sa suprématie, la Bourse londonienne - le London Metal Exchange (LME) - veut atteindre 170 millions de lots échangés d'ici trois à cinq ans.
Surfant sur la vague des commodités et, en particulier, les métaux de base pour lesquelles il est la Bourse de référence, le LME a établi en 2006 un nouveau record : +10,6 % du volume des contrats négociés. Si en volume, la Bourse londonienne n'occupe que la quatrième place parmi les marchés de matières premières, ses 87 millions de contrats à terme et d'options échangées, pour un chiffre d'affaires supérieur à 4,5 milliards de dollars, elle reste de loin la première place pour les non-ferreux (plus de 90 % du marché).
Cotation des aciers
Pour maintenir et renforcer cette position, le LME, sous la direction de son nouveau directeur général, Martin Abbot, souhaite doubler le volume de ses activités. Objectif ? Atteindre 170 millions de lots échangés d'ici trois à cinq ans. Focalisé sur les non-ferreux depuis sa création en 1877, le LME avait élargi sa palette en ajoutant le 27 mai 2005 deux types de plastiques aux six catégories de non-ferreux déjà offertes aux transactions. Dans un premier temps, la Bourse va accélérer le lancement de nouveaux contrats sur l'acier (plusieurs fois reportés), puis développer des offres sur les métaux dits mineurs - cobalt, molybdène - et les ferroalliages. Pas assez liquides sur un marché à terme, ces métaux seraient échangés sur un marché hors-cote. Cette démarche améliorerait la transparence du marché. Le LME recevra l'aide de Platt's, un fournisseur de données, pour établir des prix servant de base à ces contrats.
Déjà, en décembre, pour contrer le Nymex, le LME a lancé des minicontrats correspondant à des lots de 5 tonnes, contre 25 traditionnellement. Disponi-bles pour le cuivre, l'aluminium et le zinc sur « LME Select », ces contrats sont réglables au comptant, sans livraison physique, et se négocient sur le système d'échange électroni- que du LME ou, jusqu'à avril 2007, par téléphone.
Une nouvelle catégorie de participants au marché devrait être ajoutée aux membres, précise Martin Abbott. Dans le vaste mouvement de concentration qui agitent les marchés, le LME a réitéré qu'il n'était pas à vendre, ni prêt à mener une introduction. Une alliance stratégique est possible, reste à trouver un partenaire.











