L'usine du Loir-et-Cher tourne au ralenti depuis janvier. Les salariés s'inquiètent, tout comme ceux du site d’une autre usine du groupe à Quimper (Finistère).
Sanctionné par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) en janvier pour non-respect des procédures de fabrication, le laboratoire pharmaceutique Alkopharm (ex-Genopharm) de Blois (Loir-et-Cher) n'a toujours pas repris son activité. "Nous ne fermons pas l'usine et nous avons toujours l'espoir de relancer la production", assure un membre du holding Pharminvest, propriétaire de cette usine d'une quarantaine de salariés.
Pour l'heure, les employés restent au chômage technique. Seules quelques opérations de maintenance sont assurées. La CFDT se demande jusqu'à quand le PDG pourra tenir le coup financièrement. "Nous n'avons pas de comité d'entreprise, ce qui est préjudiciable à la circulation de l'information et au dialogue social", dénonce Gilles Héno, délégué CFDT d'une autre usine du groupe, Alkochym (ex-Girex Mazal) à Quimper (Finistère).
Le syndicat a remporté une première manche le 30 juillet devant le tribunal d'instance de Quimper, qui a reconnu que le groupe constituait une Unité économique et sociale, l'obligeant ainsi à organiser des élections au comité d'entreprise. La direction a fait appel.
En 2011, l'ensemble des filiales du holding Pharminvest a réalisé 70 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 210 salariés. Les usines de ce groupe contrôlé par Alain Bouaziz fabriquent des médicaments dits de spécialité, contre la schizophrénie par exemple, ou certains cancers.











