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L'Usine Santé

Le laboratoire LFB, pépite industrielle de l’État

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Le laboratoire LFB, pépite industrielle de l’État
Le LFB est le sixième producteur mondial de médicaments dérivés du plasma.

Depuis deux mois, on n’aura jamais autant parlé du LFB. Créé en 1994 afin d’empêcher un nouveau scandale du sang contaminé, le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies était méconnu des Français… jusqu’à ce que le passage de la loi Macron devant le Parlement n’incite son PDG, Christian Béchon, à publier, mi-avril, sur le site de « L’Usine Nouvelle », une lettre ouverte pour exprimer publiquement son soutien à la loi.

Celle-ci ouvre à des organismes publics le capital de LFB, qui était détenu à 100 % par l’État. Objectif : permettre à Bpifrance de participer au financement de son usine nouvelle génération dans le nord de la France, un investissement de 250 millions d’euros. Ce laboratoire dont l’activité est sensible – il dispose de l’exclusivité sur le fractionnement du plasma collecté lors des dons de sang bénévoles en France – est aussi un grand industriel.

Dans ses cinq usines (quatre en France), il produit des médicaments dérivés du plasma – il est au 6e rang mondial dans ce domaine – mais aussi des protéines et des traitements issus des biotechnologies contre des maladies graves (immunologie, périnatalité…). Et, depuis peu, des thérapies utilisant le potentiel des cellules ou des gènes, via sa filiale CellforCure, qui fabrique pour le compte de tiers aux Ulis (Essonne), près du siège du LFB, grâce à une plate-forme unique en Europe. « Deux tiers de nos effectifs [près de 2 000 salariés, ndlr] sont dédiés à la production, indique Christian Béchon. Nous y avons investi près de 40 millions d’euros l’an dernier. »

Alors qu’il essuyait des pertes, le groupe a mis en place un grand plan d’efficience industrielle entre 2012 et 2016, le conduisant à diminuer légèrement son effectif dans la production du plasma. Il a rapidement signé le retour à la rentabilité, enregistrant même une progression de 58 % de ses bénéfices l’an passé avec 13 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 501,9 millions, en croissance de 5,2 %. États-Unis, Brésil, Turquie, Allemagne

Avec un marché pharmaceutique français en récession, ce sont désormais les ventes à l’international qui tirent le LFB. Elles ne représentent encore que 28 % de ses revenus, mais pourraient atteindre 50 % d’ici à cinq ans, selon Christian Béchon. Le PDG croit en sa future usine pour exporter à hauteur de 70 % et créer près de 500 emplois.

« L’avenir en France, ce n’est pas de se faire racheter par une big pharma. On peut réussir, y compris au plan international », insiste-t-il. La preuve ? Il entend faire enregistrer deux de ses prochains traitements aux États-Unis. 

Gaëlle Fleitour

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