Le laboratoire français LFB en passe de construire une usine de plasma en Arabie Saoudite

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  Le top départ final doit encore être donné par le gouvernement saoudien. Mais le laboratoire public français LFB a remporté un appel d’offres pour construire une usine de fractionnement en Arabie Saoudite. Un investissement d’environ 200 millions d’euros.

La délégation de décideurs saoudiens de la santé, de passage en France, ne s’est pas contentée d’un speed dating avec nos pépites françaises du secteur, jeudi 7 Novembre. Dans la foulée, le ministre saoudien de la Santé, le docteur Abdullah Al Rabeeah, s’est fendu d’une visite aux Ulis (Essonne), le siège du LFB (Laboratoire français du Fractionnement et des Biotechnologies). Objectif, visiter les installations du site industriel des Ulis, spécialisé dans les phases amont du fractionnement plasmatique qui permet la fabrication des médicaments dérivés du plasma du LFB.

Un appel d’offres remporté il y a deux ans

Car le laboratoire pharmaceutique français, dont l’Etat est actionnaire, a remporté il y a deux ans, face à de grands concurrents internationaux, un appel d’offres pour mettre en place une filière de plasma en Arabie Saoudite, par délégation du ministère de la Santé du royaume. Le gros du contrat, au montant secret ? La construction d’une usine de fractionnement, un investissement généralement d’environ 200 millions d’euros, avec des transferts de technologie ainsi que la formation des équipes pour la faire tourner. Car dans ce pays riche du Moyen-Orient aux hôpitaux parfois sur-équipés, il manque encore cruellement de médecins, même si les rares en poste disposent d’excellentes compétences, après avoir été formés aux Etats-Unis.

Une visite de François Hollande pour enclencher le processus

Mais le projet tarde un peu. "Cela représente un gros montant, et requiert des procédures spécifiques d’importation et de réglementation qui, tout comme en France, concernent plusieurs ministères, explique Christian Béchon, le président du groupe LFB. Donc c’est une très bonne chose que la délégation saoudienne ait pu rencontrer Nicole Bricq, la ministre du Commerce Extérieur, cela nous aide. Mais le vrai top départ du processus sera lorsque la décision formelle du gouvernement sera prise !" Une visite ministérielle ou d’un dirigeant français pourrait bien faciliter ce type d’annonce. Cela tombe bien, François Hollande devrait justement se rendre en Arabie Saoudite l’an prochain…

Gaëlle Fleitour

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