Le Havre : les remorqueurs de la SNRH peuvent retravailler
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leSocial
Saisi en référé le 5 mai par la société nouvelle de remorquage au Havre (SNRH), filiale du néerlandais Kotug, qui s'était vu retirer le 2 mai par le Port Autonome du Havre (PAH) son agrément de travailler, le tribunal administratif de Rouen en Seine-Maritime a donné raison au plaignant.Au grand dam de la société concurrente espagnole Boluda (ex-Abeilles du groupe français Bourbon) et surtout de ses 170 salariés havrais. Ces derniers avaient observé deux jours de grève en fin de semaine dernière pour contraindre la SNRH à respecter les obligations sociales en vigueur. Les représentants du personnel de Boluda estiment en effet que la SNRH, avec ses 72 salariés, ne respecte pas les temps de travail et les effectifs imposés par la loi française sur les remorqueurs. Ce qu'avait confirmé la décision de PAH, celui-ci estimant que la SNRH ne respectait pas ses obligations sécuritaires dans le port. La décision du PAH avait été motivée par des manquements à la législation constatés par les affaires maritimes tant sur l'organisation du travail que sur les temps de repos.
La décision du tribunal risque de relancer le conflit, qui a déjà failli prendre une dimension nationale la semaine passée avant la décision du PAH de retirer l'agrément de la SNRH dans le port havrais. Et à un moment où le port normand subit deux journées hebdomadaires de grève des grutiers qui refusent de passer au privé dans le cadre de la réforme portuaire, validée en conseil ministre mercredi dernier.
De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

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