Le groupe Molex cesse le financement du plan social du site de Villemur-sur-Tarn
Par Barbara Leblanc - Publié le
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Molex: les syndicats acceptent le plan de sauvegarde Molex : 42,5 millions d’euros pour conclure Molex : sur le chemin de la reprise à l’usine de Villemur-sur-Tarn Molex : la production reprend à Villemur-sur-TarnLa série noire Molex n’en finit pas. Après un an de mouvements sociaux et la recherche d’un repreneur, le groupe américain a annoncé qu’il arrêtait de financer le plan social et déposait le bilan de la filiale française.
« Des méthodes mafieuses ». C’est ainsi que le délégué CGT Guy Pavan a qualifié l’initiative du groupe Molex, qui a annoncé le 13 octobre la cessation du financement du plan social de l’entreprise de Villemur-sur-Tarn et le dépôt de bilan de la filiale. Une réponse à l’action engagée devant le tribunal des prud’hommes par plus de 200 salariés de l’usine de Villemur-sur-Tarn.
Ils contestent l’absence de versement de l’indemnité de licenciement des représentants du personnel licenciés en mars 2010 et actuellement en congé de reclassement. Ces derniers avaient en effet quitté le groupe après la majeure partie des salariés licenciés en octobre 2009, suite à la fermeture de l’usine d’équipement automobile.
Surpris de l’absence de versement de leur indemnité, les salariés se sont tournés vers la société BTSG, liquidateur amiable désigné par le tribunal de commerce de Paris, qui les a informés que la filiale française de Molex Automotive n’était plus en mesure d’honorer l’échéance du 30 septembre. Du côté de la maison mère, on indique qu’aucun fonds supplémentaire ne sera versé, jugeant l’indemnité demandée « exorbitante ». Une procédure de liquidation judiciaire de la filiale doit être engagée prochainement. « La direction ne respecte pas ses engagements et se défausse sur la collectivité », commente le délégué CGT.
Les salariés ont reçu le soutien du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, qui a affirmé qu’il ne « laisserait pas Molex fuir ses responsabilités et trahir ses engagements ». Il condamne l’attitude du groupe qui a déclenché la liquidation judiciaire de sa filiale française « brutalement et sans aucune concertation ». C’est lui qui en septembre 2009 avait milité pour un plan social avantageux pour les 283 salariés du site, après plus d’un an de discussions et mouvements sociaux dans l’entreprise.

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