Le groupe GT maintient le cap
Le 18 mars 2010 par Olivier Cognasse
La société bordelaise dirigée par les deux frères Sarrat continue à développer sa marque de fabrique, le lease back social, et la réalisation de prestations sur site.
« L’année 2009 a été difficile, mais très intéressante », se réjouit Eric Sarrat, PDG du groupe GT depuis 1978. Cette entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 136 millions d’euros en hausse de 16 % (+ 5 % à périmètre constant), tandis que le résultat net est resté positif (2,3 millions d’euros). Même s’il a baissé de 33 % par rapport à 2008. La logistique a été particulièrement porteuse en atteignant pour la première fois 36 % du chiffre d’affaires, alors que le transport (GT Location), dirigé par Michel Sarrat a reculé de 2 %. Une baisse très limitée dans un contexte économique difficile. Mais cette entreprise ne fait que des transports dédiés. Toutefois, si Michel Sarrat affirme avoir réussi à appliquer « une hausse des tarifs au 1er janvier 2010 (+1 à +1,5%) », il reconnaît une baisse moyenne de 5% sur les appels d’offre.
L’année dernière, le groupe a obtenu trois nouveaux contrats dans la logistique chez les industriels en Aquitaine (Cofrablack, Verceral et Bergerac NitroCellulose), sans oublier depuis le 2 novembre dernier la gestion du magasin général du site de Rio Tinto Alcan à Saint-Jean de Maurienne (Savoie). La prestation sur ce site, spécialisé dans la transformation de l’aluminium, comprend la réception, le réassortiment et le conditionnement des stocks pour toutes les pièces de rechange et consommables de l’usine, soit plus de 15000 références. Des contrats qui comprennent bien souvent la reprise du personnel, d’où des comités d’accueil parfois houleux. Car comme le reconnaît Eric Sarrat, « l’externalisation est un moyen de mettre fin à l’empilage d’avantages acquis dans certaines conventions ». D’ailleurs, sa gestion est parfois décriée (exemple des grèves chez Turbomeca en 2008). « Je suis un fana des garanties de performance des prestations dans l’industrie. Contractuellement, je m’engage avec des pénalités en cas d’arrêt de l’activité ». Résultat : il n’hésite pas à moduler les salaires selon le comportement du salaire et à calculer l’intéressement selon la qualité du travail, les idées sur le lean management et le taux de présence.

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