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Le gouvernement veut un pacte automobile de seconde génération

Par Barbara Leblanc - Publié le
Peugeot Poissy
© D.R.

Alors que le groupe PSA annonce un nouveau plan d'économies en France notamment, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, estime le 23 novembre qu’il faut poursuivre l’aide au secteur automobile.

"Nous voulons franchir une nouvelle étape dans la mise en œuvre du pacte automobile conclu en 2009 pour soutenir la filière et renforcer sa compétitivité", assure le ministre de l’Industrie à l’Assemblée nationale, quelques minutes avant une réunion avec les acteurs de la sous-traitance et de la filière automobile.

A cette occasion, Eric Besson a demandé au comité de filière de proposer une série de mesures pour un pacte automobile de seconde génération prenant appui sur tous les outils de soutien déjà existants, sur les investissements d’avenir, sur OSEO, sur le FMEA, sur les aides à l’investissement. "Je vous demande d’imaginer l’industrie automobile française  de 2020", précise le ministre réclamant un rendu des propositions pour février 2012.

Dans le détail, l’accent doit être mis d’après lui sur l’emploi et les relations entre donneurs et sous-traitants, même si le code de bonnes pratiques a déjà permis une amélioration des relations, selon le ministre. Il appelle à la création d’une Plateforme automobile étape 2, une sorte de "Gifas de l’automobile". Le ministre souhaite aussi aider les PME de la filière en accélérant leur développement et la conquête de nouveaux marchés à travers le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA).

Le gouvernement insiste aussi sur les importantes ruptures technologiques que connaissent actuellement les acteurs de la filière automobile, avec par exemple la diffusion des technologies électriques et hybrides. "Nous devons renforcer nos avantages technologiques, accentuer nos efforts sur la qualité et mieux valoriser le made in France pour accélérer la montée en gamme des produits automobiles", assure Eric Besson.

"Préserver les emplois"

Le ministre profite de son discours pour revenir sur la situation conjoncturelle de l’automobile française et pour rappeler les trois priorités du gouvernement. La déclaration "Préserver les emplois et ne pas faire de l’emploi la variable d’ajustement" fait écho au plan de suppressions de postes présenté par le groupe PSA ce mois-ci.

Le ministre met l’accent aussi sur la nécessité de "préserver l’activité et le développement des sous-traitants", appelant les banques et constructeurs à les soutenir. Enfin, il insiste sur le "maintien et au développement de l’empreinte industrielle en France".

Toutes ces déclarations font suite au pacte instauré en 2009 au moment de la crise automobile. Notamment, le gouvernement avait mis en place une prime à la casse et avait accordé 6 milliards d’euros de prêts préférentiels aux deux constructeurs PSA et Renault. C’est aussi par ce biais qu’a été lancé le fonds de modernisation et de soutien aux équipementiers (FMEA), qui a déjà investi 345 millions d’euros pour la consolidation de l’activité et des emplois chez les sous-traitants stratégiques.

Ce fonds devrait d’ailleurs être prochainement renforcé sur le plan local, grâce à la mise en place des guichets FSI en régions annoncée le 17 novembre par le président de la République. Selon les chiffres du ministère, un emploi sur dix en France dépend de l’automobile directement et indirectement.

A l’occasion de cette rencontre étaient présents entre autres Philippe Varin, président du directoire de PSA, Carlos Tavares, directeur général aux opérations de Renault ou encore Guy Maugis, président de Bosch France. Le ministre du Travail Xavier Bertrand et Jean-Claude Volot, médiateur des relations interentreprises et de la sous-traitance, entouraient aussi le ministre de l’Industrie.

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1 réaction

Mapaulo | 24/11/2011 - 11H12

Il existe bien une piste, celle de ramener le taux des charges sociales sur salaire de la branche à 20% au lieu de 42.5 actuellement. Alors qui du gouvernement ou des constructeurs est le plus menteur ?

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