Le fabricant de sièges et de tapis et fournisseur du groupe Trèves doit procéder à des licenciements à compter du 12 juillet. Le fruit d’un plan de suppression d’emplois lancé en mars dernier.
Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, ont assuré jeudi 31 mai qu'ils se battraient pour le sous-traitant automobile Trevest.
"Je suis conscient de l'immensité des attentes, de la difficulté de la tâche, je ne dis pas que nous trouverons des solutions pour tout, mais nous devons essayer, nous nous battrons pour", a assuré Pierre Moscovici aux salariés de la société basée à Etupes, près de Montbéliard (Doubs). Le ministre est principalement concerné par ce dossier car il est président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard et député sortant et candidat dans la 4e circonscription du Doubs.
De son côté, son homologue du Redressement productif, a estimé que ce dossier allait faire l’objet de discussions sérieuses avec les donneurs d’ordre. Un tour de table est prévu pour tenter "d’arracher des volumes de production pour le groupe et trouver des solutions", a-t-il assuré. Au total, ce sont 85 emplois qui doivent être supprimés sur un effectif de 260.
La direction justifie le plan social par la non-obtention auprès de PSA Peugeot Citroën du marché des sièges de la voiture qui remplacera la Peugeot 308.
Mais pour les syndicats CFDT et CGT, une solution est possible : elle réside dans le partage du marché avec son titulaire, Faurecia, filiale de PSA. Selon eux, Trèves a obtenu une aide publique de 55 millions d’euros de la part du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles. La contrepartie était alors selon eux le maintien des emplois.
"PSA et Faurecia n'ont pas intérêt à perdre leurs sous-traitants, nous devons leur apporter une réponse économique pour avoir une réponse sociale", a précisé Arnaud Montebourg.











