Pierre Moscovici, le ministre des Finances, était interrogé sur France 2 ce jeudi 14 juin.
Paris va-t-il devoir revoir ses prévisions de croissance ? "C'est vrai qu'il y a plusieurs indicateurs, notamment ceux de la Banque de France, qui ont soulevé des questions. Nous sommes en train d'ajuster ça", a répondu Pierre Moscovici, ce matin.
En effet, la Banque de France a revu ses prévisions à la baisse la semaine dernière. Elle table sur un recul du PIB de 0,1% alors qu’elle s’attendait jusque-là à une croissance nulle au premier comme au deuxième trimestre. Une dégradation du contexte économique "frappante" depuis un mois, a souligné Laurence Parisot, la présidente du Medef.
François Hollande se basait sur une prévision de croissance de 0,5% en 2012 afin de tenir l’objectif de réduction du déficit public à 4,5%. Et sur une croissance de 1,7% en 2013 pour un déficit ramené à 3%. "Nous tiendrons ces engagements", a soutenu Pierre Moscovici.
"Il faut faire les efforts utiles, nécessaires. Le projet de loi de finance rectificative (pour 2012) comportera essentiellement des recettes, une réforme fiscale, et le projet de loi de finance (pour 2013) sera calé à la fois sur ces prélèvements et sur des économies de dépenses", a-t-il détaillé. "Mais je pense qu'on peut tout à fait atteindre ces objectifs sans austérité".









