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"Le gouvernement a rendu les armes devant la désindustrialisation"

Le 02 septembre 2010 par Rémy Maucourt
Guillaume Bachelay
© MaxPPP

Suite aux mauvais chiffres de l'Observatoire du fabriqué en France, le PS attaque le gouvernement sur sa politique industrielle.
L'industrie française fera t'elle l'objet d'un réel débat politique? Le PS a lancé les hostilités. "Loin du volontarisme déclamé par le candidat Sarkozy en 2007, le gouvernement a rendu les armes devant la désindustrialisation alors que 46.000 emplois industriels ont été supprimés au cours du premier semestre", selon Guillaume Bachelay, secrétaire national PS à l'industrie. L'Observatoire du fabriqué en France a révélé que la part des produits "fabriqués en France" et achetés dans l'Hexagone a reculé en dix ans, passant de 67 à 64%.

M. Bachelay estime que les entreprises françaises ont besoin"d'une véritable politique industrielle", et rappelle que le PS a élaboré 54 propositions qui vont de la constitution d'un pôle public d'investissement et d'innovation décliné sous forme de fonds régionaux, à une régulation des relations entre sous-traitants et donneurs d'ordre, en passant par la constitution d'entreprises de taille intermédiaire innovantes et exportatrices dans le cadre de filières intégrées.

L'UMP a immédiatement réagi à ces déclarations. Pour Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l'UMP en charge de la politique industrielle, avec cette déclaration, M. Bachelay aligne "contre-vérités sur contre-vérités", montrant que "les socialistes ont définitivement fait le choix du mensonge". "Pour la première fois depuis le début de la crise, l'industrie s'est remise à créer de l'emploi au deuxième trimestre 2010" et "le volontarisme politique de Christian Estrosi a permis de diviser par 7 en un an les pertes d'emploi liées à la crise dans le secteur industriel", écrit-elle dans un communiqué.

 

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4 réactions

zelectron | 03/09/2010 - 11H10

Tant que des politiques toutes tendances confondues issus de l'ENA, de la fonction publique, d'un certain nombre de professions libérales tels que médecins, avocats et autres continueront à s'occuper d'industrie, la descente aux enfers continuera. Interrogez vous de savoir si il y a 1 seul ingénieur dans les rang des députés ou un seul journaliste scientifique ou technique ( ce dernier critère étant un clin d'œil à l'adresse de l'UN, mais sérieusement pourquoi pas, je n'ai jamais vu de sénateur issu des rangs de la presse professionnelle ! ).
La misère scientifique et intellectuelle de nos élus est si patente qu'il ne peuvent même pas s'en apercevoir eux-mêmes: elle leur bouche la vue (et les oreilles?) !

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PATRICK | 02/09/2010 - 18H39

Et en plus de la responsabilité de notre gauche française, il faut rajouter l'imposition des financiers pour des rentabilités à cout terme alors que l'industrie a besoin d'investissement lourd donc rentable qu'au bout de quelques années.
Sans compter les nouveaux modes de management qui privilégie les managers généralistes au détriment des gens compétents d'expérience.

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jpn | 02/09/2010 - 17H44

merci la gauche
merci les 35 heures
arrêtons d'acheter low cost
privilégions les produits français
et que le gouvernement taxe les produits venant en dehors des poids lourds de l'Europe.

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bernard | 02/09/2010 - 17H39

la désindustrialisation de la france est due d'abord au choix de 1974:le revenu au lieu de l'investissemment puis aux nationalisations,aux lois auroux, aux lois aubry et aux 35 heures.
j'ai vécu tout cela y compris dans 2 entreprises nationalisées avec des patrons issus du PSU et du PC.
7 millions de salariés en 1979 et 1.7 aujourd'hui dans la métallurgie.....

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