Le G8 reste préoccupé par les déséquilibres globaux
Publié leDEAUVILLE, Calvados (Reuters) - Les pays du G8 sont convenus vendredi de "rester concentrés" sur la consolidation de leurs finances publiques et de la reprise économique mondiale, qui reste selon eux soumise à des risques de rechute.
Dans la déclaration finale du sommet de Deauville, ils estiment que la reprise mondiale "gagne de la vigueur et devient plus entretenue" mais que des "risques baissiers subsistent".
Ils estiment également que les déséquilibres financiers internes et externes demeurent une source de préoccupation et que la forte augmentation des prix des matières premières et leur volatilité excessive "gênent considérablement la reprise".
"Dans ce contexte, nous sommes convenus de rester concentrés sur l'action nécessaire pour améliorer la soutenabilité des finances publiques, consolider la reprise et favoriser l'emploi, réduire les risques et assurer une croissance forte, durable et équilibrée, y compris à travers des réformes structurelles", déclarent les dirigeants du G8.
Ils soulignent que l'effort de consolidation des finances publiques doit non seulement être poursuivi par l'Europe mais aussi par les Etats-Unis et le Japon. Les Etats-Unis mettront ainsi en place un plan de consolidation budgétaire de moyen terme "clair et crédible", lit-on dans ce texte.
Il y a encore un an, les dirigeants américains ne jugeaient pas prioritaire la consolidation de leurs finances publiques, rappelle-t-on de sources européennes.
Le président Barack Obama a cependant insisté à Deauville sur ses marges de manoeuvre limitées en matière budgétaire, ajoute-t-on de même source.
Dans leur déclaration, les dirigeants américain, russe, japonais, canadien, français, allemand, britannique et italien se disent "résolus à prendre les mesures nécessaires, collectivement et individuellement", pour faire face aux défis actuels de l'économie mondial.
"Nous veillerons également à ce que nos politiques macroéconomiques favorisent une croissance économique saine", ajoutent ces chefs d'Etat et de gouvernement, qui s'engagent à veiller à ce que ces politiques favorisent l'emploi.
En ce qui concerne les négociations commerciales multilatérales du cycle dit de Doha, complètement paralysées, l'opposition entre les Etats-Unis et l'Union européenne reste frontale, dit-on de source européenne.
Toutefois, la déclaration de Deauville évoque pour la première fois la possibilité d'en sauver au moins une partie - le volet concernant les pays les moins développés.
"Nous sommes prêts à étudier toutes les options de négociation pour mener le cycle de Doha à terme, y compris au regard des priorités des pays les moins avancés, en accord avec le mandat de Doha", lit-on dans ce texte.
Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse
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