Le français Keolis met un premier pied en Inde

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3286

Pour David Azéma, le numéro deux de la SNCF et nouveau patron de Keolis dans les prochaines semaines, ce contrat est une excellente entrée en matière. Alors que la SNCF vient de monter au capital de sa filiale (70 %), celle-ci s'implante pour la première fois en Asie. Elle vient de signer un contrat de 300 millions d'euros avec Larsen et Toubro Metro Rail (L et T), le leader indien dans le domaine de l'ingénierie et de la construction. Ce dernier a obtenu la concession pour trente ans (avec une extension possible de vingt-cinq ans) pour un montant de près de 2 milliards d'euros. Pour Keolis, ce contrat de huit ans (reconductible trois ans) comprend l'exploitation et la maintenance du métro aérien d'Hyderabad en Inde. Le réseau de 71 km sera constitué de trois lignes desservies par 66 rames, dès 2015, dans la capitale de l'Andhra Pradesh. Pendant la phase de construction, Keolis a un rôle immédiat de conseil et d'assistance auprès de L et T. « Nous avions répondu à l'appel d'offres début 2011 et nous étions en face de quatre poids lourds du secteur », rappelle Bernard Tabary, le directeur général pour l'international. Keolis a en effet devancé le français Veolia Transport RATP Asia, le hongkongais MTR, le singapourien SMRT et l'anglais Serco. La filiale de la SNCF devra embaucher sur place 2 000 à 2 500 personnes, encadrées par quelques expatriés. Toujours en Inde, Keolis attend pour la fin de l'année le résultat de l'appel d'offres pour le métro de Chennaï.

300 millions d'euros

Le montant du contrat pour l'exploitation du métro d'Hyderabad.

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