imprimer

Le FMI choisit Christine Lagarde pour directrice

Par Stéphan Julienne - Publié le
Christine Lagarde
© DR

Le Fonds monétaire international a désigné la ministre française de l’Economie et des Finances à la tête de l’institution. Christine Lagarde, en poste pour 5 ans, va ainsi remplacer Dominique Strauss Khan aux prises avec la justice américaine.

Il y avait deux candidats en lice. Christine Lagarde d’un côté. Le gouverneur de la banque centrale du Mexique, Agustin Mertens, de l’autre. Et c’est donc Christine Lagarde qui décroche le poste de direction du FMI, et qui devient par la même occasion la première femme à obtenir cette responsabilité à la tête de la haute instance financière mondiale.

Depuis l’annonce officielle de sa candidature le 25 mai dernier, Christine Lagarde n’a eu de cesse de vanter ses compétences auprès des différentes nations membres du FMI. Soutenue par l’ensemble des pays européens et par les Etats-Unis, elle a su obtenir le soutien notamment de la Chine, du Brésil et de la Russie. Trois acteurs de poids dans l’économie mondiale.

Dans un communiqué diffusé à la suite de sa nomination, Christine Lagarde précise sa vision de l’action du FMI : "Pertinente, proactive, efficace et légitime, pour assurer une croissance plus forte et durable, la stabilité macroéconomique et un avenir meilleur pour tous".

Sans nommer expressément son prédécesseur, Dominique Strauss Khan, elle précise par ailleurs que "le FMI a été au service de ses 187 pays membres pendant la crise économique et financière mondiale, ce qui l'a amené à évoluer profondément. Mon objectif premier à la tête de notre institution sera de faire en sorte qu'elle continue dans cette voie avec la même détermination et le même engagement".

Le dossier de la Grèce

Pour assurer cette continuité, Christine Lagarde a d’ailleurs l’intention de rencontrer Dominique Strauss Khan, accusé de viol et forcé de démissionner de la tête du FMI en mai dernier. "Je souhaite lui parler longuement, a-t-elle expliqué ce mardi soir sur TF1. Parce qu’un successeur doit parler à son prédécesseur et que j’ai à apprendre aussi de ce qu’il peut me dire, de son appréciation sur le Fonds".

Le premier vrai dossier que Christine Lagarde va devoir prendre à bras le corps, c’est celui de la Grèce. Le pays est menacée par la faillite et fait peser sur l’Europe un risque économique et financier. Un dossier que Christine Lagarde connaît bien puisqu’elle a eu, en tant que ministre française, l’occasion de s’y attarder à plusieurs reprises avec ses homologues européens.

Celle qui aura été ministre de l’Economie et des Finances pendant  4 ans, prendra ses fonctions le 5 juillet prochain à la tête du FMI. Le temps pour elle de participer à son dernier conseil des ministres, mercredi 29 juin, et de régler les derniers détails de son départ de Bercy pour Washington.

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter