Le fluvial résiste à la crise

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Péniche - transport fluvial

Depuis le début de l’année, Voies navigables de France est devenu un établissement public administratif avec un effectif de 4 700 personnes. Une réforme qui doit permettre de développer le transport fluvial, malmené l’an passé.

L’année 2012 a été marquée par une légère décrue des trafics sur le réseau fluvial français avec 58,11 millions de tonnes de marchandises transportées et 7,7 milliards de tonnes-kilomètres (-1,6 % en t-km). La bonne santé des exportations (+8,8 % en t-km) n’a pas compensé la baisse des trafics intérieurs (-2,9 % en t-km) et celles des importations qui ont réellement pris l’eau (-7,8 % en t-km). Quatre secteurs se sont très bien comportés : les engrais, la chimie (+ 14,7 %), les charbons (+5,3 %) et les conteneurs. A l’inverse, les produits de la filière métallurgique ont souffert (- 8 %), au même titre que les produits pétroliers (-11,5 %). Enfin, si le bassin Nord-Pas-de-Calais et la Seine ont légèrement crû, les bassins rhodanien et rhénan ont nettement décru.

Mais l’événement qui a marqué le transport fluvial est la réforme de Voies navigables de France (VNF), fixée par la loi du 24 janvier 2012 et entrée en vigueur au 1er janvier 2013. VNF n’est plus un Etablissement public industriel et commercial (EPIC), mais un Etablissement public administratif (EPA). Du coup, les effectifs de VNF, 389 salariés de droit privé, sont rejoints par 4314 agents publics de l’Etat. Ses missions sont également élargies : aménagement du territoire, gestion des ressources hydrauliques, préservation de la biodiversité… Le but est notamment de renforcer la voie d’eau dans le transport des marchandises. « L’année 2013 s’annonce aussi déterminante pour les grands projets de l’établissement, a rappelé Marc Papinutti, le directeur général de VNF, lors des vœux présentés mercredi 23 janvier. Je pense d’abord au projet Seine-Nord, sur lequel un audit est actuellement en cours de réalisation par l’Inspection générale des finances et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (…) Je pense aussi aux projets soumis à l’évaluation de la mission Mobilité 21, notamment Saône-Moselle/ Saône-Rhin. » Deux gros projets qui pourraient dessiner l’avenir du transport fluvial en France.

Olivier Cognasse

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