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Le financement des petites entreprises toujours tendu

Par Rémy Maucourt - Publié le
Chéquier
© Meuh - Flickr - C.C.

Deux institutions, la chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) et l'ordre des experts-comptables, s'inquiètent de l'accès aux prêts des petites entreprises.

La crise du crédit de 2008 a laissé un souvenir douloureux. Prises de panique, les banques avaient quasi arrêté de préter aux entreprises, entraînant une congestion globale de l'économie. Depuis jeudi 13 octobre, deux institutions ont exprimé leur crainte que le scénario se répète, et que les plus petites entreprises soient les premières touchées. Un sujet qui plane dans les cercles économiques depuis plusieurs mois. Le directeur général délégué d'Airbus, Fabrice Brégier, s'est même inquiété pour la situation de ses sous-traitants le 14 octobre.

Lors de son congrès annuel, ouvert jeudi à Marseille, l'Ordre des experts-comptables a pris le parti des très petites entreprises (TPE). "Nous sommes pour l'économie réelle. Les préoccupations de ces TPE, nous les faisons nôtres, qu'il s'agisse de leur faciliter l'accès à un financement pour leur développement, de défendre et de proposer toutes mesures de simplification qui facilitent la vie des entreprises", a déclaré Agnès Bricard, présidente du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables (CSOEC).

La CCIP s'inquiète également pour les petites structures. Dans une étude publiée aujourd'hui par la Tribune, l'organisation publique considère qu'"il y a urgence à trouver une solution". Cécile André-Leruste, élue de la CCIP, rappelle que les petites et moyennes entreprises (PME) sont particulièrement vulnérables à un resserement du crédit. "Les PME-ETI sont structurellement dépendantes du financement bancaire aussi bien à court terme qu'à long terme. La baisse du taux d'autofinancement des entreprises enclenchée pendant les années 1990, conjuguée à la faiblesse des financements alternatifs par les marchés et les acteurs du capital-investissement, accentuent cette dépendance", précise-t-elle.

Vers une nouvelle structure publique ?

Le financement des PME inquiète depuis quelques mois, et d'autres acteurs se sont saisis du dossier. En juillet, la Caisse des dépots et la CGPME ont lancé une réflexion commune sur le financement des petites entreprises en fonds propres. L'action la plus crédible contre ce problème est par contre resté à l'état de projet. La création d'une nouvelle structure publique de financement des PME, issue d'une fusion entre Oséo, le FSI et CDC entreprise, a été évoquée en septembre. Interrogée quelques jours plus tard, la ministre du budget Valérie Pécresse n'a ni confirmé ni démenti. Elle a toutefois annoncé un renforcement du travail commun entre les trois institutions.

Les petites entreprises sont plus de 2,2 millions en France et emploient près de 20% de l'ensemble des salariés du pays. Agnès Bricard rappelle qu'"elles constituent la richesse de notre tissu économique" et sont "le fer de lance emblématique de la vraie création de richesse et d'emplois".

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1 réaction

zelectron | 17/10/2011 - 21H54

Les lois, règlements et représentants de la nation ont érigés une telle forêt d’embûches de traquenards, d’oubliettes et d’hypocrisies que je désespéré de voir la France briller dans ce domaine dans le concert des nations. Je sais le nombre disons de fumisteries présentées par certains souffrants d’un dérangement cognitif léger qui hurlent à leur propre génie pour tempérer la réception des mouvements perpétuels qui permettrait à l’humanité souffrante de se servir d’une énergie abondante et quasi-gratuite. Heureusement qu’il reste quelques innovations de bon aloi et d’une ampleur parfois importante potentiellement, mais …

…en ce qui concerne le financement qui est pompé, sucé, dégusté, siroté, avalé avec délectation par les grandes entreprises, ce qui reste n’est que la portion congrue pour les PME/PMI.

UNE seule mesure :

Faites abroger les dispositions empêchant les entreprises de se grouper pour former des banques à l’instar de ce qui s’est fait en Allemagne après-guerre (En France ce fut le contraire, inspiré du CNR/comité national de la résistance d’obédience communiste plus que marquée + de Gaule qui s’en est mêlé).

Vous imaginez parfaitement ce qui se passe quand un chef d’entreprise allemande s’adresse à son directeur de banque (qui est donc son employé indirect) de mettre en place le financement pour son innovation (en ayant bien sûr l’approbation de ses confrères à part ses concurrents directs), cela n’a rien à voir avec la mise d’un genou en terre pour supplier un banquier sourd, muet et aveugle (on dit que c’est la sagesse ? )

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