LE DÉCOLLETEUR DE L'ARVE QUI VEUT ÊTRE PRÉSIDENT
Par A.-S. B. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3271Malgré son bagout, il y a peu de chances pour qu'Yves Bontaz, le PDG de Bontaz-Centre, un équipementier automobile qui réalise un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros et emploie 1 800 salariés, obtienne ses 500 signatures. Peu importe. « Cela me donne accès aux médias », explique-t-il en route pour France 3 Régions. Sa candidature de témoignage vise à porter la voix des entrepreneurs, que, d'après lui, les politiques et les médias s'acharnent à présenter comme des voyous. « Les gouvernements peuvent bien prendre des mesures, seuls les chefs d'entreprise créent des emplois », professe-t-il. Et d'expliquer que sa filiale en Chine ne l'empêche pas de consacrer 25 % de son personnel français aux exportations vers ce pays. Le principe de son programme : adoucir le traitement fiscal des entrepreneurs et des entreprises. « Je vois mes copains dégoûtés, obligés de partir à Genève pour s'épargner l'ISF et de vendre à des fonds de pensions pour jouir du fruit de leur travail », se lamente le décolleteur. Il veut aussi que tous les salariés soient syndiqués : « Pour qu'il n'y ait pas 1 % de communistes qui imposent leur vue. » Yves Bontaz a aussi besoin d'amour. « Les patrons sont des êtres humains, conclut-il. Ils ont du mal à dormir la nuit, il faut les valoriser. »











