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Le colombien C4 dépollue l’air des fécondations in vitro

Par Ana Lutzky - Publié le
Carlos Florez
Carlos Florez

Avec l’entreprise C4, l’Amérique du Sud était présente au salon Pollutec, en sus de l’invité d’honneur cette année, le Chili. La PME colombienne basée à Cali compte 80 salariés et 26 années d’existence.

Capter l’air, le transporter, le filtrer : c’est ce que font les équipements de la société colombienne C24. Lors de procédés pharmaceutiques ou agroalimentaires, la pureté de l’air est une donnée clé. C’est le cas de la fécondation in vitro par exemple : en laboratoire, l’embryon qui n’est pas protégé par le corps de la maman ne souffre qu’un air de très bonne qualité. « On présente des produits pour traiter l’air contaminé. Notre objectif : éviter la pollution de l’air, la contamination des procédés, et protéger les personnes », indique son directeur, Carlos Gomez. Sa présence au salon Pollutec n’a pas fait l’ombre d’un doute. « C’est un salon important pour l’environnement. La France et l’Allemagne sont leaders dans le domaine. »  Son activité est tirée par les réglementations environnementales, et par la « conscience verte » des industriels.

« C’est la première fois que je conduis dans la neige »

« Avec le temps, les rencontres ne sont pas au rendez-vous », indique-t-il, en référence aux chutes de neige qui ont joué les trouble-fête à l’entrée du salon. « C’est la première fois que je conduis dans la neige, c’était une expérience étrange ! », assure-t-il avec humour. Les heures passées sur le stand n’ont pas été perdues toutefois : des entreprises qui font « la même chose, mais plus cher », sont venues le voir. Elles envisagent de lui confier la fabrication des équipements, en Colombie. 

« Il s’agit d’équipements intensifs en main d’œuvre », assure Carlos Florez. Une main d’œuvre est moins coûteuse à Cali qu’en France. Reste que même sur le créneau de l’ingénierie, la Colombie est mieux positionnée. « Nos ingénieurs sont multi-tâches et multi-connaissances, contrairement aux cursus français plus spécialisés. Par ailleurs nous somme plus flexibles : nous pouvons changer le design d’un équipement destiné à un client pétrolier pour lui donner une forme de L au lieu d’une forme rectangulaire en un mois. En France, ce serait plus long », assure-t-il. Avec un chiffre d’affaires annuel de 3 à 5 millions d’euros, et une croissance de 13% par an ces dernières années, l’entreprise colombienne a de beaux jours devant elle.

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