Le cochon, plombé par ses déjections
Par PATRICK DÉNIEL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 32583,18 kg de CO2
Dans le cochon, tout est bon ? En ce qui concerne le bilan carbone, il peut mieux faire... Après avoir mené une étude sur le stade de l'élevage, l'institut de la filière porcine (Ifip) a mené pour le compte de l'interprofession Inaporc une étude sur l'impact carbone des opérations d'abattage-découpe. Résultat, chaque kilo de viande sortie de l'abattoir représente 3,18 kg de CO2. Et 93 % des émissions de gaz à effet de serre sont imputables à l'élevage. « À ce stade, la moitié des émissions viennent de l'alimentation des animaux, l'autre moitié du traitement des déjections », explique Patrick Chevillon, ingénieur qualité du pôle viandes et produits de l'Ifip. La mise en place de solutions de méthanisation dans la filière pourrait réduire les émissions totales de 25 % à 30 %. Autre idée, qui commence à faire son chemin dans les pays du Nord, arrêter de castrer les porcs. Ceux qui conservent leur intégrité s'alimentent moins et produisent plus de viande. Des marges de progression sont également possibles au stade de l'abattage. D'abord dans l'optimisation des rendements des carcasses, « c'est-à-dire en valorisant au maximum les carcasses dans le secteur de l'alimentation ou alors dans les coproduits », souligne Patrick Chevillon. Ensuite, des gains, limités, sont possibles dans l'amélioration du schéma logistique des approvisionnements des abattoirs. Dernière piste de mise au point du bilan carbone, commune à toute l'industrie agroalimentaire, le choix du type d'installation de production de froid et le travail d'optimisation énergétique des usines. Tout comme l'amélioration du traitement des eaux résiduelles.











