Le CNRS récompense l’innovation

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Médaille de l'innovation CNRS
© CNRS

La médaille de l’innovation distingue trois chercheurs dont les travaux ont abouti à des innovations technologiques. A l’honneur cette année : la cryogénie pour le spatial, la nanomédecine, et l’ophtalmologie.

Le premier lauréat de la médaille de l’innovation 2012 du CNRS remise ce 20 juin est Alain Benoît, directeur de recherche à l’Institut Néel, à Grenoble. Physicien, il a mis au point des procédés de refroidissement qui permettent de maintenir à très basse température des instruments de détection embarqués dans des missions spatiales. Il a notamment mis au point le cryostat à dilution, que l’on retrouve dans de nombreux instruments. Grâce à ses travaux, une caméra du satellite Planck a pu être maintenue à la température extrême de -273,05°C pendant deux ans (le zéro absolu est à -273,15°C). Ses inventions ont fait l’objet de 3 brevets.

Patrick Couvreur, professeur à l’université Paris Sud, a conçu des nouveaux systèmes d’administration et de vectorisation de médicaments à base de nanotechnologies. Il a participé à la fondation en 1997 de Bioalliance, société qui vient d’entamer la dernière phase d’essais cliniques d’un nanomédicament pour le traitement du cancer du foie. Les nanomédicaments véhiculent la molécule active dans le corps pour ne la délivrer qu’à l’endroit voulu, ce qui limite les doses nécessaires et les effets secondaires. Le chercheur a également fondé Medsqual, pour développer un autre principe de nanomédicament.

Le biologiste José-Alain Sahel, un spécialiste de la vision, est à la fois médecin, chercheur et innovateur. Chef du service d’ophtalmologie au Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingts et à la Fondation ophtalmologique Rothschild, ainsi que directeur de l'Institut de la vision (UPMC/CNRS/Inserm) à Paris, il a proposé de nouvelles solutions thérapeutiques pour plusieurs causes de cécité. Son équipe a mené le premier essai de rétine artificielle sur l’homme en Europe. Il est co-auteur de 22 brevets. Il a fondé plusieurs start up, dont Fovea Pharmaceuticals (2005), devenue en 2009 la division ophtalmologique de Sanofi.

 

Crédit photos : CNRS Photothèque / Céline ANAYA-GAUTIER

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1 réaction

Jerry | 20/06/2012 - 18H53

Et toutes ces recherches qui nous ont coutées très cher vont rapporter combien????

C'est pas tout de faire de la recherche pour la recherche, on peut être les meilleurs dans des secteurs qui ne rapportent rien et malheureusement pas dans les autres.

Je ne veux pas discréditer ces chercheurs mais juste apporter un accent sur la rentabilité de la recherche dans certains secteurs et je n'ai malheureusement pas l'impression qu'on se penche sur les secteurs de l'avenir.

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