Le cloud s’éclaircit au salon Inthe Business
Par Patrice Desmedt - Publié le
Malgré sa taille modeste, le salon Inthe Business, qui se tient du 8 au 10 mars à Paris, porte de Versailles, fait toute la lumière sur l’informatique en nuage.
Le cloud computing est sorti des limbes du concept. En peu d’années, ce mode d’informatique distribuée sur les réseaux, s’est concrétisé sous la forme d’offres commerciales. Le salon Inthe Business qui a ouvert ses portes mardi 8 mars à Paris, Porte de Versailles, le prouve. Sa surface est peu importante, mais l’on peut, au gré de stands sans fioritures, balayer rapidement les différents niveaux d’offres de services liées au cloud et à l’hébergement.
Des grands opérateurs de datacenters (TelecityGroup, Interxion…) aux hébergeurs et infogéreurs (Claranet, Ecritel, Ikoula), en passant par les spécialistes de la sécurité (Trend Micro, Blue Coat Systems, Intrinsec) ou les fournisseurs d’équipements (Efirack, Excelliance, Wavetel) et de services (Apis Engineering, Cognizant Technology Solutions, Cordys)… le spectre des acteurs présents est suffisant pour appréhender la réalité de l’offre, même si certains fournisseurs majeurs manquent à l’appel.
A titre d’exemple, on pourra retenir trois produits très différents, mais représentatifs du potentiel du cloud. : l’Ice Cube Air de SGI, Applidis Fusion de Systancia et Sansymphony de Datacore.
Avec son nouveau mini datacenter en container Ice Cube Air, SGI apporte une solution tactique et économique, pour étendre très rapidement un datacenter existant. Ce petit container d’une capacité de quatre armoires de serveurs est destiné à être installé à l’air libre. Sa principale originalité est d’être refroidi par air, rafraîchit à son entrée par un système d’évaporation d’eau. Grosse différence avec les datacenters en container actuels, qui nécessitent un système de refroidissement par eau, il suffit d’une arrivée d’eau standard, la consommation étant faible (de l’ordre de « trois baignoires par jour », selon SGI). Au final, un prix d’entrée dérisoire (75 000 euros).
Systancia, éditeur français, a su tracer sa route malgré la concurrence du géant Citrix. Avec Applidis Fusion, il propose un système complet de virtualisation du poste de travail, avec différentes options technologiques.
Datacore, enfin, apporte une couche de virtualisation « transparente » sur les éléments de stockage. Comme pour la virtualisation des serveurs, il s’agit d’optimiser l’utilisation des disques durs, mais aussi de faciliter la mise en place de systèmes de sauvegarde en temps réel. Intérêt de la solution, elle peut être facilement mise en œuvre par des PME.
Preuve, s’il en était besoin, que les nouvelles technologies du cloud computing ne sont pas réservées aux grandes entreprises.

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