Le Cloud bouscule le Top 100 du logiciel français

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PwC et l’Afdel publient leur top 100 du logiciel français pour 2011. Même constat que les années précédentes sur la domination de Dassault Systèmes et la difficulté à faire grossir les petits acteurs. Une nouveauté : la forte poussée du SaaS, le logiciel de service.

Un Dassault Systèmes numéro un qui compte pour un tiers du chiffre d'affaires total du logiciel français. Les années se suivent et se ressemblent. L’AFDEL (Association française des éditeurs de logiciels et solutions Internet) publie avec PwC le classement de son secteur en 2011. Le groupement se félicite d’une croissance globale de 12% à l’heure où le PIB n’a même pas évolué de 2%, tout en rappelant que ce bilan est très contrasté.

On constate une grosse progression pour les premiers du classement, dont d’imposantes sociétés de service informatique (Axway, Sopra Group, Bul…). En revanche, la progression est plus faible pour les acteurs de taille moyenne. Et la moitié des entreprises du Top 100 réalise moins de 16 millions d’euros de chiffre d'affaires. Des structures qui peinent à grossir au fil des ans…

Des constats que les observateurs du marché font chaque année. L’incapacité du secteur logiciel français à faire grossir ses petites entreprises reste une triste réalité.

Entrée du SaaS

Il faudra attendre le lundi 2 juillet 2012, et la parution du premier baromètre de France Digitale établi avec Ernst&Young, pour en savoir plus sur un écosystème plus orienté Internet. La toute nouvelle association qui regroupe start-ups et investisseurs du numérique inaugure une mesure de l’importance du secteur incluant des acteurs moins traditionnels du logiciel.

Il faut cependant noter que l’Afdel et PwC ont fait entrer dans leur Top 100 des acteurs du SaaS (Software as a Service), plus souvent des sociétés du Web que des éditeurs de logiciels selon l’acception traditionnelle. C’est ainsi que l’on voit apparaitre Oodrive ou Criteo parmi les 50 premiers.

Le poids du logiciel hébergé a représenté 8% du chiffre d'affaires français en 2011, contre 5% en 2010. Et cinq des dix plus grosses croissances du classement proviennent de sociétés s’appuyant sur ce modèle.

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