Le fabricant de yachts de luxe Couach, basé dans le bassin d'Arcachon, souhaite avant tout se protéger des attaques d'un client russe.
Baptème du feu pour le nouveau PDG de Couach Christophe Kloeckner. Arrivé le 10 juillet dernier à la tête du fabricant de yachts de luxe situé à Gujan-Mestras, en Gironde, il a été contraint de déposer une procédure de sauvegarde au tribunal de commerce de Bordeaux le 25 juillet, comme le rapporte le quotidien local Sud-Ouest.
Le but est alors "de permettre la poursuite de l'activité, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif, en procédant à une réorganisation de l'entreprise dans le cadre d'un plan arrêté par le tribunal", explique alors le nouveau PDG.
"Ce n'est pas une catastrophe, c'est même une décision sage. Ça permet à Couach, très embarrassé avec l'héritage du passé, de se libérer de ses soucis et de voir l'avenir plus sereinement", confirme, pour sa part, Christian Chevalier, président de Nepteam, la société qui a repris le chantier naval Couach en novembre 2011, à Sud-Ouest.
Une procédure de sauvegarde surtout "technique", affirme Christophe Kloeckner, suite aux ennuis accumulés avec la commande d'un client russe qui a pris du retard.
Après saisie des comptes en banque, du stock, et de "son" 50 mètres encore en construction, Couach a jugé bon de se protéger : "Nous nous sommes donc placés sous l'abri légal du tribunal pour contrer cette agressivité", explique le PDG.
"Nous lui avons proposé de vendre ce bateau en construction pour lui rembourser ses acomptes mais il a été d'une telle dureté dans la négociation que cela a laissé bien peu de marge de manœuvre".
Selon Sud-Ouest, la procédure de sauvegarde devrait permettre de valider d'ici trois à six mois un plan vis-à-vis des créanciers avec paiements échelonnés.









