Le Canada, premier pays à quitter le Protocole de Kyoto
Par Barbara Leblanc - Publié le
Quelques heures seulement après la fin de la conférence de Durban, le ministre canadien de l’Environnement Peter Kent souligne le 12 décembre que "Kyoto ne fonctionne pas".
C’est depuis Ottawa que le ministre a annoncé l’intention du Canada de quitter le Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est ainsi le premier pays à quitter cet accord signé en 1997 et entré en vigueur en 2005.
Une décision justifiée par le risque que court le Canada, selon lui, de devoir verser des pénalités de plusieurs milliards de dollars s'il restait signataire du Protocole. Aux termes de l’accord, le Canada devait réduire en 2012 ses émissions de CO2 de 6% par rapport au niveau de 1990. Mais les émissions du pays ont au contraire pris la direction inverse et ont progressé.
Selon le gouvernement, la faute revient au gouvernement libéral qui avait signé l’accord. Il déplore notamment le fait que les deux pays les plus grands émetteurs, les Etats-Unis et la Chine ne sont pas concernés par le protocole. Le protocole de Kyoto "n'est pas une voie vers une solution globale au changement climatique, c'est plutôt un obstacle, estime-t-il. Nous croyons qu'un nouvel accord avec des contraintes juridiques pour tous les grands émetteurs qui nous permet, en tant que pays, de créer des emplois et d'avoir une croissance économique est la voie permettant d'avancer".
Avancées à Durban
Le ministre de l’Environnement n’a pas pour autant mis en cause les avancées faites à Durban lors de la conférence sur le climat. Les 190 pays présents à Durban se sont mis d'accord sur une feuille de route visant à signer un nouvel accord en 2015 afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre. L’objectif est de limiter la hausse de la température à +2°C, quand la consommation mondiale actuelle entraîne une hausse de 3,5°C. Par ailleurs, un Fonds vert a été créé pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique.
Pour Peter Kent, la plateforme préparée par la conférence représente "un chemin permettant d’avancer". Contrairement au protocole de Kyoto.

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