Le britannique E2V reverrait son plan social à la baisse
Le 25 février 2010Le groupe E2V (ex-filiale de Thomson, puis d’Atmel) qui envisageait de supprimer 220 des 460 emplois de son usine de composants électroniques de Saint-Egrève près de Grenoble (Isère) pourrait ramener à 146 le nombre de licenciements.
La direction du groupe s'engage, de surcroît, à tout mettre en oeuvre durant les deux prochaines années afin d'assurer la pérennité du site.
En parallèle aux mesures de réorganisation de l'activité, elle va intensifier sa recherche de nouveaux débouchés. Le fabricant de semi-conducteurs avait annoncé ce plan social drastique afin de faire face à une baisse d'environ 40% de ses commandes en 2009 et à la perte de marchés qui entrainait la suppression d'une ligne de production de capteurs CCD.
Le groupe britannique, qui emploie 1700 salariés pour un chiffre d'affaires de 233 millions de livres, est spécialisé dans les semi-conducteurs pour l'armement, l'aéronautique, le médical, etc. Outre son haut niveau d'endettement résultant d'une trop forte politique d'acquisition, il est actuellement pénalisé par une baisse des commandes supérieure aux prévisions dans le secteur du dentaire et de l'imagerie médicale.
Le Comité d'Entreprise doit, en principe, se prononcer sur le plan social et ses modalités économiques vendredi prochain.
De notre correspondant en Rhône-Alpes, Michel Quéruel

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