Le brestois SDMO sous pavillon américain

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2991

Le leader européen des groupes électrogènes rejoint le périmètre du groupe familial nord-américain Kohler.

François Meunier, le président du groupe familial du même nom a signé, fin décembre, la cession de la division énergie au nord-américain Kohler. Centré autour de la société SDMO, le leader européen des groupes électrogènes, ce pôle de 360 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel comprend aussi les sociétés Béalas Energie Services (maintenance des groupes électrogènes) et Soreel SAS (équipements électriques de distribution et de contrôle commande). L'ensemble emploie 1 100 salariés, principalement basés à Brest dans le Finistère, au siège social de SDMO.

Si François Meunier se sépare de son entreprise, c'est, dit-on dans son entourage, pour lui « permettre d'atteindre une taille mondiale ». Ce que ne dément pas l'acquéreur : « En nous rapprochant de SDMO, explique dans un communiqué Dick Fotsch, président de Kohler, nous devenons le troisième plus grand pôle au monde dans le domaine de l'électrogène. Il s'agit d'un rapprochement de deux entreprises égales et de premier ordre. Elles disposent chacune d'une compétence en ingénierie, d'excellents produits et d'une culture d'entreprise proche car elles sont toutes les deux des sociétés à capitaux familiaux, bien dirigées et profitables. »

SDMO et Kohler offrent aussi l'avantage de la complémentarité de leurs marchés. Si SDMO réalise 74 % de ses ventes en dehors de la France, ses clients sont surtout en Asie grâce à sa filiale de Singapour, mais aussi au Brésil, en Argentine ainsi qu'au Nigeria, sans compter ses positions dominantes en Europe. Il s'agit d'implantations fortes qui intéressent Kohler, étonnamment resté centré sur le marché intérieur des Etats-Unis.

La pérennité des sites est assurée

Kohler intègre une société qui dispose d'une large gamme de systèmes électrogènes, d'une puissance allant de 1 à 2 800 kilowatts. Les machines de SDMO se retrouvent ainsi sur les marchés pour alimenter en énergie les commerçants itinérants. A l'autre bout de la chaîne, l'entreprise est présente dans les centrales nucléaires et les hôpitaux.

Au moment de l'annonce du projet de cession, le personnel de SDMO s'est inquiété des conséquences éventuelles de ce rapprochement. Mais, des assurances lui ont été données quant à la pérennité des sites : notamment les trois usines, situées à Brest, ne seraient pas délocalisées. Il est vrai que les ateliers sont très modernes et que SDMO a mis en place d'importants moyens logistiques pour assurer les livraisons.

François Meunier (discret sur sa transaction) reste propriétaire des autres activités du groupe, principalement centrées sur le naval. L'une de ses structures est spécialisée dans l'entretien des moteurs, la deuxième dans la mécanique navale. Baptisée Sobrena, la troisième est un chantier de réparation navale civile. Avec plus de 300 collaborateurs, cette société brestoise est l'un des principaux employeurs du port de commerce.

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