Au lendemain de l’entrée en vigueur d’un cahier des charges du bio dans la restauration, l’Agence Bio faisait aujourd’hui le bilan du secteur, toujours en plein essor. Le marché du bio pourrait atteindre 4,1 milliards d’euros fin 2012.
"Un secteur dynamique dans une conjoncture difficile". C’est en ces mots que le président de l’Agence Bio, François Thierry, définit le marché du bio en France. Ces six derniers mois, en 2012, 1100 opérateurs se sont convertis à cette démarche, totalisant ainsi à 36 457 le nombre d’opérateurs bios dans l’Hexagone, soit une augmentation de 17 % par rapport à 2010. L’offre se veut à la hauteur de la demande.
"Concernant les produits laitiers, l'offre va bientôt coller à la demande. On n'a presque plus besoin d'importation", affirme le président. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à exiger des produits bios et 56 % d’entre eux se disent intéressés par une telle offre au restaurant.
Si les restaurants souhaitent répondre à la demande, ils vont devoir se soumettre au cahier des charges qui, depuis le 1er octobre, réglemente l’utilisation de la mention bio et permet plus de transparence pour les consommateurs. Depuis trois ans, le marché bio dans la restauration a triplé et est aujourd’hui présent dans 6 restaurants sur 10.
"Le Bio est considéré comme élitiste. En tant qu’agriculteur ce n’est pas comme ça que je le ressens", déclare François Thierry pour qui l’agriculture bio est avant tout une agriculture durable. En 2011, 60% des consommateurs ont acheté des produits bios. Avec le développement des parcelles cultivables dédiées au bio, - qui représentent aujourd’hui 173 000 hectares -, et une augmentation de la production, l’Agence Bio prédit un resserrement des prix entre les produits labellisés bio et les produits traditionnels.









