Le bilan de l'année secteur par secteur
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
La plupart des professions souffrent
L'année 2002 aura bien été celle de la crise pour la majorité des secteurs.
Baisse des volumes, durcissement de la concurrence, net raidissement
des conditions d'achats, la plupart des professions ont été prises en tenaille.
Les trois premiers trimestres de 2003 ne s'avérant guère plus favorables,
tout le monde reporte désormais ses espoirs sur 2004.
> Délocalisations accélérée | |
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Beaucoup d'entreprises ne se sont pas remises de la crise des télécoms, au point d'avoir tout simplement disparu ou fortement réduit la voilure. C'est ainsi que le nombre de sociétés est passé de 700 à environ 600 en l'espace d'un an. Le chiffre d'affaires du secteur a dans le même temps fortement reculé, perdant plus de 2 milliards d'euros! Le recours accru aux délocalisations de la part des industries clientes n'a fait qu'amplifier le phénomène de crise.« Il se poursuit, souligne Richard Crétier, secrétaire du Snese(Syndicat national des entreprises de sous-traitance en électronique). |
| Nous avons des doutes sur la pérennité des grands de la sous-traitance en France. » Certes, les géants du secteur, Jabil, Sanmina, etc. ont repris des outils de production, suite au recours intensif des grands groupes industriels à l'externalisation. « Mais ces outils ne sont pas adaptés au marché français, ajoute Richard Crétier. D'autant plus que leurs nouveaux propriétaires contrôlent des unités de fabrication situées dans des pays à bas coût de main-d'oeuvre. » L'exception reste sans doute Solectron, qui a fait de Bordeaux sa place forte stratégique en Europe, mais qui a été tout de même contraint de diviser par trois ses effectifs. Crise des télécommunications oblige. J.-P.V. | |
> Le salut par l'exportation | |
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?L'année 2002 a été en demiteinte », analyse Sylvie Domenech de la Fédération de la plasturgie. La relative stabilité du chiffre d'affaires (- 0,4%) cache des disparités. La construction et les produits de grande consommation (notamment les articles ménagers et les articles de bureau) ont tiré leur épingle du jeu, avec une hausse respective de leur chiffre d'affaires de 6% et 1,5 %. Le recul a touché l'emballage, les demi-produits et les pièces techniques.La vivacité des exportations a toutefois contrebalancé un marché intérieur maussade. Autre déception : la stabilisation des effectifs (- 0,4 %), « en constante augmentation depuis 1997 ». |
| Sur le premier semestre 2003, la tendance serait plutôt à une légère croissance du chiffre d'affaires. Mais on n'attend pas de reprise de l'investissement pour cette année. Ni de mouvement marqué de consolidation dans ce secteur encore caractérisé par une multiplicité d'entreprises petites et moyennes. « Ce morcellement les prive d'un poids certain dans les négociations tant au niveau de l'achat des matières premières que des prix demandés par les donneurs d'ordres », déplore Sylvie Domenech. M.D. | |
> Chute des marges | |
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Avec une rentabilité en repli d'un point entre 2001 et 2002, la profession n'est pas à la fête. La marge nette moyenne du secteur est, en effet, passée de 1,5 % à 0,5 %. Le chiffre d'affaires a, quant à lui, chuté de 3 à 4% sur cette même période. Aucun des deux grands pans du secteur ne peut compter sur une amélioration tangible de sa situation. Du côté des usineurs, «on n'a pas grand chose pour se défendre, soupire Christian Guérin, délégué général du syndicat Amics. Les délocalisations se poursuivent.» L'ambiance n'est pas meilleure chez les fabricants de machines spéciales. |
| « Il arrive de plus en plus souvent que les clients reproduisent pour leur compte des machines qui leurs ont été vendues », déplore Christian Guérin. La petite taille des structures continue de poser problème. L'alliance entre fabricants de constructions spéciales est essentielle pour développer les synergies nécessaires au secteur comme aux clients, juge le délégué général. Sans ces regroupements, la profession obère son avenir. M.D. | |
> Les trésoreries s'assèchent | |
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Pour les professionnels du découpage et de l'emboutissage, l'activité, en recul de 2,2% en 2002, s'est montrée plus encourageante sur les six premiers mois de 2003. Mais depuis le début d'automne, la tendance est de nouveau à la baisse. « Sur l'ensemble de l'année, nous anticipons une activité sensiblement égale à celle de 2002 », déclare Thierry Delmotte, secrétaire général du syndicat Gimef. Une conséquence directe de l'atonie du secteur automobile, qui représente deux tiers des revenus de la profession. Délais de paiement toujours plus longs, pratiques commerciales |
| abusives, les découpeurs- emboutisseurs souffrent. A l'image de Sofedit, racheté en juin par ThyssenKrupp, à la limite du dépôt de bilan. La situation risque de s'aggraver encore. En cause, un arrêt du Conseil d'état sur la taxe professionnelle relative aux outillages. « Cet impôt auparavant payé par les donneurs d'ordres, propriétaires des outillages, incombe désormais aux sous-traitants qui les exploitent », s'indigne Thierry Delmotte. Pour certains, ce transfert représenterait une augmentation de 50% de leurs taxes. L'ensemble de la profession y voit une incitation supplémentaire à la délocalisation. Et un risque de multiplication des dépôts de bilan. J.-S.S. | |
> Pénalisé par l'automobile | |
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La tendance à la morosité, perceptible dans l'industrie de la pièce technique en caoutchouc depuis 2001, ne semble pas s'inverser. L'été 2002 a eu raison des espoirs de reprise. Le repli s'est poursuivi pendant le second semestre, même si dans l'ensemble l'industrie a limité l'érosion de son volume d'activité. Etroitement corrélée à la santé du marché automobile,son premier client, l'activité du secteur a pâti, l'an dernier, et au début 2003, de la baisse des immatriculations en France et en Europe et de la production de véhicules en France. «L'année en cours devrait s'achever avec un taux de croissance |
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proche de zéro, estime Bruno Muret, responsable économique du syndicat SNCP. Et l'absence de visibilité oblige à la vigilance. » Le repli est, toutefois, en partie compensé par la bonne tenue de la demande extérieure de caoutchouc industriel. Preuve de ce dynamisme, les exportations se sont accrues de 4% en valeur en 2002 et de 8% au cours du premier semestre 2003. Concernant le marché intérieur, la stabilisation à un bas niveau des prix de vente de la branche caoutchouc industriel s'est confirmée en 2002. M.D. | |
> Le repli se confirme | |
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Gros temps sur la fonderie. En 2001, les non-ferreux s'envolaient, alors que les ferreux souffraient. En 2002, toute la profession a été à la même enseigne. Résultat : un chiffre d'affaires global en recul de 7 %. Les premiers résultats de 2003 ne sont pas rassurants. Exemple : la fonderie de précision à modèle perdu, technique phare pour l'aéronautique, a cédé 12% au premier semestre, par rapport à la même période l'an dernier. Même constat pour les aciers moulés, en repli de 5 à 7 %. Seule la fonte destinée à l'hydraulique et au bâtiment progresse (+11%), notamment grâce à des projets de Saint-Gobain à l'exportation. Pour l'ensemble de l'année, les Fondeurs de France s'attendent à une activité en recul de 3 à 4%. |
| En cause, des prix de vente en baisse (jusqu'à - 4 % dans les alliages légers cette année), et des hausses importantes des matières premières. Facteur aggravant : la concurrence toujours plus forte des fondeurs chinois. L'addition est lourde : depuis début 2003, la profession a connu pas moins de 30 défaillances, dont celles de Valfond et de Microcast. Alors que 41sites avaient déjà été fermés en 2001 ! Le syndicat des fondeurs s'attend à un chiffre équivalent cette année. J.-S.S. | |
> Optimisme mesuré |
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L'année 2002 s'est soldée par une stagnation de l'activité, mais le pire a été évité. Les entreprises du secteur, dont les principaux clients se recrutent dans l'énergie, l'agroalimentaire ou la chimie, sont parvenus à maintenir leurs niveaux de commande et d'activité. Cette tendance tient à la bonne tenue des marchés export, (Afrique, Moyen-Orient...), mais aussi à l'externalisation croissante de la maintenance sur les sites. En revanche, la pression sur les prix s'est encore accentuée, pesant sur les marges. mais aussi à l'externalisation croissante de la maintenance sur les sites.En revanche, la pression sur les prix s'est encore accentuée, pesant sur les marges. Pour 2003, alors que les six premiers mois se sont révélés plutôt bons, |
| le climat des affaires est, depuis, redevenu très calme. Motif de satisfaction : aucun dépôt de bilan n'est encore à déplorer cette année. Enfin, malgré ses efforts, le secteur souffre toujours d'un grave déficit de maind'oeuvre. « On met parfois des mois pour trouver un bon soudeur », regrette Gérard Fabiani, secrétaire général du syndicat SNCT. P.-O.R. | |
> Activité en repli |
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En 2002, l'activité aura cédé 1%. Dans ce métier de proximité, très dépendant des volumes, les baisses de commandes de l'automobile, et dans une moindre mesure de l'aéronautique, ont été durement ressenties. D'autres secteurs comme le bâtiment affichent une plus forte résistance. C'est surtout par les exigences commerciales des grands donneurs d'ordres que les entreprises perçoivent le durcissement conjoncturel. Un durcissement qui se traduit dans la marge nette des entreprises, passée, en moyenne, de 2,4% en 2001, à 0,9 % en 2002, selon le syndicat Sats. Le secteur a dû aussi supporter le durcissement des règles environnementales, notamment celles de la directive « Seveso 2 ». |
| Par ailleurs, l'interdiction, à terme, de substances comme le chrome hexavalent, dont la substitution n'est possible que par des procédés coûteux, inquiète aussi beaucoup. De plus, le secteur fait face à l'inflation des primes d'assurance - voire même à l'impossibilité de se couvrir - en matière de responsabilité civile. Une garantie de plus en plus exigée par les clients. Pour 2003, prix, volumes et marges sont attendus à la baisse. L'ouverture de l'Europe à l'est laissant craindre une délocalisation croissante. P.-O.R. | |
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Après une période très difficile de septembre 2001 à juin 2002, les décolleteurs ont apprécié le répit du deuxième semestre 2002! Le bilan reste cependant globalement négatif, avec une baisse de 3 % du chiffre d'affaires. Drainant plus de 55% des revenus de la profession, l'automobile reste au centre des regards. La baisse des immatriculations en France et en Europe incite à la vigilance. « L'évolution de la relation sous-traitant/donneur d'ordres change aussi la donne, rappelle Claude Morisseau, secrétaire général du syndictat SNDEC. La notion de partenariat, qui prévalait s'estompe de plus en plus au profit du critère de prix. » |
| Les entreprises sont en recherche permanente de productivité pour contrer la concurrence étrangère. « Conserver l'avance en terme de savoir-faire est d'autant plus impératif que plusieurs pays d'Europe de l'Est à forte culture mécanicienne vont faire leur entrée dans l'Union européenne. » En matière de perspectives, le flou demeure. « Il est difficile d'avoir une vision du marché à moyen terme, juge Claude Morisseau. Beaucoup d'entreprises ne voient pas à plus d'un mois. » Si chacun reste prudent - le coup d'arrêt brutal enregistré en 2001 a échaudé les plus optimistes - on espère cependant la poursuite de l'amélioration enregistrée fin 2002. Les premiers mois de 2003 ont semblé confirmer la tendance. M.D. | |
> La hausse de l'acier perturbe |
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Pas de variations spectaculaires dans la forge en 2002. Le niveau des facturations est en légère baisse par rapport à 2001 (- 2 %, selon le Sessi). Les exportations, elles, se maintiennent à un gros tiers. En matière de prix, « les forgerons font de la résistance. Dans l'ensemble, ils sont parvenus à tenir les tarifs », juge Christian Guérin,délégué général de l'Association française de forge. La hausse du prix de l'acier qui se poursuit, reste pourtant un élément perturbateur. «Certains ont réussi à répercuter cette augmentation auprès de leurs clients. |
| Mais il ne faut pas croire que cette hausse des tarifs soit due à une croissance des marges », poursuit Christian Guérin. Et, souvent évoquée, la concentration ne semble pas encore à l'ordre du jour dans la profession. Pour 2003, les indicateurs ne sont guère encourageants. Ainsi, le carnet de livraison à trois mois à fin septembre 2003, affiche en cumulé une baisse de 9% par rapport à septembre 2002. La visibilité est mauvaise, tandis que les cycles entre commandes et livraisons continuent de se raccourcir. «La marge nette des entreprises est passée de 2,5% en 2001 à seulement 0,6 % en 2002, rappelle Christian Guérin. Si la tendance se poursuit, on va passer dans le rouge. Et là, les risques de dépôts de bilan seront bien plus nombreux. » M.D. | |
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Fragilisées depuis deux ans par le trou d'air dans le secteur de la téléphonie et l'électroménager, les entreprises attendent tout sauf une hausse de leur activité en 2003. « Le secteur subit, de plus en plus, une concurrence acharnée des pays asiatiques », explique Thierry Delmotte, secrétaire de l'Afim. La Chine en tête. Argument massue des producteurs de ces pays : des prix de vente inférieurs de plus de 40 % à ceux des français. Confrontés, comme les acteurs des outillages spéciaux, à des délais de paiement à rallonge, les moulistes, à 80% des PMI de moins de 20 personnes, voient leurs trésoreries se tendre dangereusement. |
| Jusqu'à l'accident pour nombre d'entre eux. Et le phénomène touche désormais des structures plus importantes. A l'image du mouliste de Seine- Maritime, Metra Moules métalliques (75 employés), liquidé en mai, de Cogémoule, ou encore du sarthois Destremo, actuellement en voie de cession, qui comptait une centaine de salariés. Une véritable onde de choc. J.-S.S. | |
> Pression sur les marges |
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Malgré les soubresauts qui ont agité en 2002 le marché automobile, client à plus de 50% du secteur, la profession a été plutôt épargnée. « Cela aurait pu être plus dur », résume Denis Tremblais du syndicat Affix. Le statu quo relatif qui a prévalu, l'an dernier, semble se poursuivre en 2003. « Les chiffres sont sensiblement les mêmes. Les incertitudes portent surtout sur la fin de l'année. Renault et PSA pourraient choisir d'écouler leurs stocks au dernier trimestre,entraînant une baisse des commandes », poursuit Denis Tremblais. De l'avis général, la profession souffre moins que d'autres. «Parce qu'elle est préparée aux enjeux internationaux, et que les |
| entreprises du secteur sont d'une taille suffisante. La plupart savent rebondir à l'extérieur lorsque le marché français recule. » Quant à l'aéronautique, autre client majeur de la profession, le rebond qu'elle a enregistré en 2003 lui a permis de compenser en partie les résultats catastrophiques qui avaient caractérisé l'année précédente. «Ceux qui s'en sortent le mieux, rappelle le secrétaire général de l'Affix, sont sans conteste ceux qui innovent. Les majors de notre secteur sont résolument engagés dans cette logique. » Mais, pression sur les prix oblige, la baisse des marges ressentie par tous les professionnels commence à peser lourd. « Il devient difficile de trouver les fonds pour réinvestir. » M.D. | |
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Les années se suivent et se ressemblent dans les outillages spéciaux. En 2002, le chiffre d'affaires de la profession a reculé de 4%. Les acteurs du secteur ont résisté. Et espéraient beaucoup de la reprise des projets dans l'automobile. Peine perdue. Cette année, les dépôts de bilan se sont durement succédés. « Entre les outillages spéciaux et les moules et modèles, une centaine d'entreprises ont disparu en 2002 », commente Thierry Delmotte, secrétaire général du syndicat Gimef. Parmi eux,tout récemment, le numéro 1 français de la spécialité, Outillage de Presse |
| Industrie (OPI), basé à Auxerre (Yonne). Le phénomène devrait se poursuivre, sous la pression des prix et des délais de paiements de plus en plus long. «Une enquête réalisée auprès de nos adhérents en septembre a mis en évidence des délais de paiement intégraux de 300 jours en moyenne, hors secteur automobile », témoigne Thierry Delmotte. Selon lui, l'automobile, premier client du secteur, paie désormais intégralement à 560 jours. Une situation très difficile pour les petits acteurs, au bord de la crise de trésorerie. J.-S.S. | |
> La tension s'intensifie |
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L'année 2002 a été difficile pour les professionnels du ressort. La stabilité prévue a finalement laissé place à une baisse d'un peu plus de 4 %. Un chiffre qui fait suite à deux ans de repli. En cause, notamment, la baisse de l'activité automobile, habituellement porteuse dans ce secteur. Et la disparition de nombreuses PMI de la mécanique, ressentie durement pour les acteurs de niche tels les Ressorts Masselin, entreprise présente sur de petites séries. « C'est un pan entier de notre clientèle qui a disparu cette année», témoigne Fabrice Piotrowski, son directeur commercial. |
| Autre préoccupation des fabricants, la hausse des prix des matières premières. Une hausse qui lamine les marges, car il est difficile de la répercuter sur les prix de vente, en particulier pour les clients de l'automobile. Point positif : aucune défaillance n'est à déplorer depuis le début de l'année. Mais la situation reste tendue. Pour 2003, le Syndicat des fabricants de ressorts (SNFR) mise tout de même, une nouvelle fois, sur la stabilité de son activité. J.-S.S. | |
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Une année correcte : ainsi pourrait se résumer 2002. La hausse de 4 % du chiffre d'affaires pour les transmissions mécaniques et de 2 % pour les engrenages a mis un peu de baume au coeur de la profession. L'exportation de gros matériel a tiré la profession. Autre élément favorable: la bonne activité de la sidérurgie en France, qui a accentué la dynamique du secteur tout au long de l'année. L'optimisme pourrait cependant être de courte durée. Une relative détérioration du carnet de commandes s'est fait sentir dès le mois de septembre 2002. «2003 n'aura vraisemblablement pas la même allure, estime Laurence Chérillat, du syndicat Unitram. Au premier trimestre, la production était en retrait de 8% par rapport au premier trimestre |
| de l'an dernier. » La partie sous-traitance (engrenages purs) semble toutefois tirer son épingle du jeu, puisque le repli n'est là que de 1%. Tributaire de l'énergie et du ferroviaire, le secteur reste toutefois sur ses gardes. Le feuilleton du sauvetage d'Alstom a été suivi avec attention. C'est toujours l'activité export qui devrait tirer le secteur. Représentant à l'heure actuelle quasiment 40 % de la production nationale, cette proportion pourrait encore s'accroître. Un pari qui repose pour l'essentiel sur le fort savoir-faire technique des entreprises. M.D. | |
> La concentration s'accélère |
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Fort d'un chiffre d'affaires en hausse de 5,4 %, le secteur est resté serein en 2002. Les perspectives pour 2003 sont de la même veine, malgré un léger tassement de la production. Deux tendances prévalent dans la profession. D'une part, l'accroissement de la délocalisation vers les pays de l'Est de tout ou partie de la production par les gros acteurs du secteur. D'autre part, la diversification en direction du service. Les produits comme les roulements instrumentés liés à la maintenance ont ainsi le vent en poupe. La création de SNR Mechatronics, entité transversale consacrée à la mécatronique et destinée à générer plus d'activité autour de produits moins soumis à la concurrence, a été l'un des événements de 2002. |
| Autre temps fort : le regroupement d'INA, de Fag et de Luk, au sein d'INA France SAS, nouveau géant du secteur, et le rachat complet de Torrington et Nadella par Timken, finalisé en février 2003. Bonne année 2002 aussi dans les garnitures mécaniques. Les ventes ont augmenté de 2,5 %, en raison principalement de l'intense activité du secteur pétrolier, où la mise à niveau des équipements a stimulé le marché. Côté perspectives : 2003 s'est amorcée positivement, malgré une baisse des commandes ressentie depuis mai. M.D. | |

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