Le bilan 2004 et les tendances 2005 secteur par secteur
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Une activité contrastée

la plasturgie. Dans ce contexte, le taux d'investissement s'en tiendrait (au mieux) aux 4% du chiffre
d'affaires réalisés en 2004. Enfin, le marché de la pièce technique, qui couvre 38% de la plasturgie,
aura connu 51 redressements judiciaires l'an dernier, 52cessations, à rapprocher des 87créations d'entreprises.
O. K.

ce qu'elle était avant l'arrivée de la téléphonie mobile, c'est-à-dire composée essentiellement de PME», commente Richard Crétier, porte-parole du Snese (Syndicat national des entreprises de sous-traitance électronique). Le nombre d'entreprises a relativement peu baissé et s'est stabilisé à son niveau de flottaison, qui ne devrait guère évoluer. En revanche, les emplois ont été quasiment divisés par deux en un an. Et le chiffre d'affaires global a chuté de 40%! La raison? Les sous-traitants internationaux ont choisi d'autres cieux afin de rationaliser leurs outils de fabrication. Les
produits de l'électronique grand public ont été massivement délocalisés vers les pays à faible coût
de main-d'oeuvre, la Chine et les pays de l'Europe de l'Est. Pour autant, la sous-traitance française existe toujours. Elle a retrouvé son niveau d'étiage de 1999 et s'est restructurée. «Il faut noter la montée en puissance de groupes indépendants français, comme Asteel ou Eolane et la grande capacité d'adaptation des ?nouveaux? sous-traitants comme Sony et Canon», se félicite Richard Crétier.
JEAN-PIERRE VERNAY

Conjoncture délicate dans la sous-traitance d'usinage, qui affronte la concurrence des pays à bas coûts. Mais les prises de commandes de juin, en hausse, pourrait annoncer une reprise avant la fin de l'année. Les soustraitants peuvent compter sur un assainissement juridique de leurs relations commerciales. L'extension de la loi Perben autorise les fournisseurs à demander les règlements
directement aux clients lors de la défaillance d'un donneur d'ordres. Par ailleurs, les «débits d'office» (retenues unilatérales d'un client sur une partie de la facture) abusifs seront sanctionnés lourdement. En revanche, la comparaison des données entre 2004 et 2003 indique une réduction des effectifs de 4,5% et un affaissement inquiétant des investissements, à 6,4 %. Dans la machine spéciale, la mauvaise santé des clients - équipementiers - menace les prochains mois. Le développement des sous-traitants est lié désormais à leur capacité à s'associer entre eux pour proposer des offres communes à leurs clients. «Car les gains obtenus par l'approvisionnement en pièces auprès des pays à bas coûts, ne suffisent plus», note Christian Guérin, le délégué général de
l'Association de la mécanique industrielle et des constructions spéciales.
O.K.

Tout cela alors que la pression pour aligner les prix sur ceux des «low cost» s'amplifie. Si la situation des entreprises est loin d'être homogène -les plus en pointe tirent bien leur épingle du
jeu- la fragilité financière d'un certain nombre d'entre elles compromet leur adaptation.
L. D.
prend que 2% dans le caoutchouc industriel. Ce marché reste très influencé par le poids des grands groupes (Hutchinson...), qui réalisent 83% du chiffre d'affaires total et 84% des investissements.
La part des exportations demeure élevée avec 60% des facturations, mais elle s'explique toujours
par l'importance des échanges entre les grands groupes européens et mondiaux (88% des exportations). En marge de ces opérateurs mondiaux, les PMI de moins de 20 salariés ont connu
quelques défaillances. Point positif, après le mauvais premier semestre, le secteur frémit à nouveau
ces derniers mois.
O.K.

Sicfond par Rencast et St-Jean industrie. La hausse des matières premières continue de toucher en priorité les fonderies de fonte et d'acier, un peu moins les fonderies de métaux non-ferreux (alliages légers..). Olivier Ducru, directeur général des fondeurs de France, se montre plus optimiste pour le second semestre car «les carnets de commandes se ressaisissent depuis l'été, soutenus par
la demande étrangère». Dans ce sens, le taux d'exportation gagnerait un point supplémentaire
sur 2004 à 45%. L'emballement des cours de la fonte et du ferromolybdène (cours du «moly» multiplié par neuf sur deux ans) au second semestre 2004, la concurrence des produits chinois et les salaires constituent les principaux sujets de préoccupations. La hausse du Smic en 2004 (+5,8%) continue de peser sur l'équilibre des comptes.
O.K.
L'enquête bimestrielle du Syndicat national de la chaudronnerie, tôlerie et tuyauterie industrielle fait apparaître une amélioration de l'activité. Pour le troisième trimestre, 36% des entreprises jugent que les offres de prix qui leur sont adressées sont correctes. Les opinions favorables sur le niveau de charge passent de 16 à 24% sur la même période. Ce regain d'optimisme est corroboré par une charge de travail effective: 17% des sous-traitants ont un carnet de cinq mois, contre 9% au trimestre précédent. Le marché du pétrole, l'export et le nucléaire tirent la chaudronnerie cette année. Autre note positive, la répercussion des hausses de coûts matières aux clients s'est opérée correctement. Pour autant, ce secteur craint les répercussions des baisses d'investissement par rapport à 2004, qui provoqueraient une raréfaction des contrats. Gérard Fabiani, le délégué général du SNCT, note par ailleurs que «les contraintes imposées aux entreprises pour l'obtention des habilitations ne font pas l'objet des mêmes exigences vis-à-vis des sociétés étrangères qui exploitent des marchés sur le territoire français.»
O. K.
Les trois activités principales du traitement de surface subissent un tassement de la production.
L'activité peinture-laquage doit compter avec le ralentissement amorcé dans l'automobile. La production s'infléchit de 2% dans l'activité traitement thermique. Une baisse des volumes qui n'épargne pas non plus la troisième activité, le traitement par voie humide. En moyenne, les carnets de commandes s'établissent à trois semaines. Le traitement thermique a déjà perdu 9% en trois ans de son volume de production, affecté par les délocalisations de ses clients. Les facturations mensuelles hors inflation progressent sensiblement de janvier à juin mais perdent tout de même sur
les six mois cumulés 3% par rapport à la même période de l'année dernière. Selon Denis Théry, le
délégué général du Syndicat des applicateurs de traitements de surface, « le maintien du niveau de prix demeure la préoccupation majeure des entreprises, qui peinent à répercuter les hausses de matières (nickel) à leurs clients. » Seule note positive, le syndicat ne déplore aucune défaillance parmi ses 240 adhérents.
O. K.
La forge bénéficie d'une activité soutenue. Selon l'indice mensuel de production du Sessi, le premier semestre 2005 enregistre une hausse de 11% par rapport à la même période, l'an dernier. Déjà, le chiffre d'affaire global de l'année 2004 global prenait 6,7% sur 2003. «Tirée par la construction automobile et le matériel de travaux publics, la charge de travail progresserait cette année de 5%»,
selon Christian Guérin, délégué général de l'Association française de forge. Pour autant, la forte
hausse de l'acier depuis 2004 et de l'énergie, depuis quelques mois, fragilisent l'équilibre financier
de ces entreprises. Premières pénalisées, les forges fortement exposées à une minorité d'équipementiers de l'automobile, chez lesquels la répercussion des hausses de coûts s'opère mal. Or, l'acier pèse la moitié du coût de production d'une pièce forgée. Ces entreprises devront se mobiliser pour trouver des accords (coopération, rachats...) avec leurs concurrents dans les pays à bas coûts de main-d'oeuvre. Reste que les entreprises les plus automatisées et diversifiées affichent des résultats flatteurs, à l'instar de Setforge (Ebitda: +4,2% au premier semestre).
O. K.
Après une hausse soutenue l'an dernier (+5 à 6%), les décolleteurs accusent le coup et n'absorbent plus aussi bien les hausses matières. Ils s'attendent à un léger repli de l'activité et un niveau de facturation réel en hausse de 2,5%, déduction faite des répercussions de hausses aux donneurs d'ordres. Le Syndicat national du décolletage (SNDEC) constate aussi une diminution des consommations de métaux (-7% sur un an). Dans ce métier constitué de nombreuses PMI traditionnelles, la vallée de L'Arve (Haute-Savoie) demeure le centre de référence du secteur.
Malgré une légère baisse des effectifs sur le plan national, on y relève une remontée des emplois
intérimaires. Les décolleteurs constatent une érosion de leur rentabilité et ne disposent d'aucune visibilité sur la charge future de travail. Résultat? Trois dépôts de bilan depuis janvier suivis de redressements judiciaires. Une petite reprise de l'investissement (pour la productivité) se profile après la chute entamée en 2001. La note positive revient au lancement du pôle de compétitivité «du décolletage à la mécatronique», qui devrait «commencer à porter la croissance des entreprises dès
l'an prochain », estime Claude Morisseau, le secrétaire général du SNDEC.
O. K.
?Une production moins soutenue que l'an dernier», résume Denis Tremblais, le secrétaire général de l'Association des fabricants de fixations mécaniques (Affix). Le secteur pourrait finir l'année 2005 avec une baisse des volumes pouvant atteindre -5%. Signe d'une dégradation certaine : en comparaison avec la même période en 2004, l'activité progressait de +3% au premier semestre. Quant aux estimations sur les niveaux de facturations, des contrastes très nets apparaissent entre PMI et entreprises mondialisées. Les meilleures de ces dernières gagneraient 5%. Sur le marché intérieur, la structuration du secteur a néanmoins peu varié. Le carnet de commandes s'est bien maintenu au premier semestre, mais les estimations s'assombrissent avec les mauvaises nouvelles dans l'automobile. Très dépendantes des constructeurs automobiles et dans une moindre mesure de l'aéronautique, les entreprises de fixations supportent majoritairement la hausse du coût des matières premières (sur les fils d'acier) : les clients n'ayant accepté d'absorber qu'une partie de ces
coûts. Les PMI du secteur misent sur un tassement des cours pour espérer mieux finir l'année.
O.K.
?Une production moins soutenue que l'an dernier», résume Denis Tremblais, le secrétaire général de l'Association des fabricants de fixations mécaniques (Affix). Le secteur pourrait finir l'année 2005 avec une baisse des volumes pouvant atteindre -5%. Signe d'une dégradation certaine : en comparaison avec la même période en 2004, l'activité progressait de +3% au premier semestre. Quant aux estimations sur les niveaux de facturations, des contrastes très nets apparaissent entre PMI et entreprises mondialisées. Les meilleures de ces dernières gagneraient 5%. Sur le marché intérieur, la structuration du secteur a néanmoins peu varié. Le carnet de commandes s'est bien maintenu au premier semestre, mais les estimations s'assombrissent avec les mauvaises nouvelles dans l'automobile. Très dépendantes des constructeurs automobiles et dans une moindre mesure de l'aéronautique, les entreprises de fixations supportent majoritairement la hausse du coût des matières premières (sur les fils d'acier) : les clients n'ayant accepté d'absorber qu'une partie de ces
coûts. Les PMI du secteur misent sur un tassement des cours pour espérer mieux finir l'année.
O.K.

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