Le bateau solaire Aequus récompensé au Nautic
Par Adrien Cahuzac - Publié le
Conçu en Charente-Maritime, l’Aequus s’est vu distinguer par le prix du Bateau bleu au salon Nautic, qui se tient jusqu’au 11 décembre. Ce bateau de plaisance est totalement autonome en énergie, grâce à ses panneaux photovoltaïques et son système à propulsion électrique.
Destiné à naviguer en mer ou en rivière, l’Aequus a reçu au salon nautique de Paris, le prix du "bateau bleu", attribué par la Fédération des industries nautiques. Cette distinction récompensait cette année des solutions techniques visant à diminuer l'impact de la navigation de plaisance sur l'environnement. "Le postulat de départ était de pouvoir naviguer en silence sans les contraintes techniques et climatiques de la voile et d’avoir un bateau autonome en énergie", explique Bruno Hervouet, ancien PDG du chantier Philéas et champion de France de Voile en 2005, qui a imaginé le concept il y a trois ans.
Pendant un an, le bureau d’études de Finot-Conq (qui a créé les 4 des 5 derniers vainqueurs du Vendée Globe) a dessiné, après de nombreux essais en bassin de carène numérique, un bateau n’émettant aucun rejet permettant d’atteindre la vitesse de 7 nœuds (13 km/h).
Autonomie d’au moins 4 heures
Pour répondre au cahier des charges, le choix s’est porté rapidement sur la propulsion électrique et des panneaux photovoltaïques. Ces derniers vont produire de l’électricité pour alimenter directement le moteur ou des batteries de type AGM (Absorbed Glass Mat) quand le moteur est à l’arrêt. L'énergie stockée est restituée lorsque la consommation du moteur est supérieure à la production des panneaux photovoltaïques (temps couvert, nuit, vitesse importante...).
Une attention toute particulière a également été accordée à la forme du gouvernail. Il permet de récupérer de l’énergie perdue dans l’enroulement du flux provoqué par l’hélice. Résultat, selon Bruno Hervouet, à une vitesse de 5 nœuds, l’autonomie du bateau est supérieure à 4 heures hors apport solaire.
Et impossible d’être pris au dépourvu en pleine mer, "car il y a une jauge de niveau de charge, explique Bruno Hervouet, comme pour un réservoir à essence".
Quant à la fabrication du bateau, son concepteur reste discret. "Nous travaillons avec un sous-traitant, mais nous maîtrisons la technologie", insiste-t-il. Pour l’instant, deux bateaux ont déjà été livrés. Bruno Hervouet reconnaît être à la recherche de partenaires pour développer son entreprise basée à Fouras, en Charente-Maritime. "Nous savons concevoir mais pas encore bien vendre", souligne-t-il.

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












