VIDÉO Depuis 2003, Bassin Minier Uni, la Mission Bassin Minier et La Chaîne des Terrils peaufinent leur dossier afin d’obtenir le classement au patrimoine mondial de l’Unesco pour ce territoire industriel. La candidature a été acceptée le 30 juin.
Du 24 juin au 6 juillet 2012 à Saint-Pétersbourg (en Russie), 33 sites, "biens" naturels, culturels ou mixtes défendront leur inscription au Patrimoine mondial de l'Unesco. C’est le cas du Bassin minier du Nord-Pas de Calais qui concourait après un espoir déçu en 2011… En effet, le gouvernement français avait préféré défendre les régions Causses et Cévennes, et l'oeuvre architecturale de Le Corbusier.
Bassin Minier Uni espèrait pour ce cru 2012 une issue plus heureuse. "Nous sommes sûrs à 98% de l’obtenir", assurait avec conviction, quelques jours avant le choix de l'Unesco, Frédéric Kowalski, chargé d’études patrimoine industriel au sein du CPIE Chaîne des Terrils.

Depuis 2009, de nombreux vestiges ont été classés ou inscrits aux monuments historiques. Mais ces mesures ne sont que ponctuelles… Or c’est tout un paysage industriel, social, architectural, et écologique que défendent ces 3 organisations. Un territoire qui, pendant 3 siècles, a connu l'exploitation intensive de la houille présente dans son sous-sol. "Ce sont ces racines industrielles que nous voulons préserver", assène Frédéric Kowalski.
"Notre initiative a pour but de faire reconnaître l’industrie pour la faire respecter. On a aujourd’hui l’impression que l’industrie, c’est pour les autres, les pays émergents… Or on ne peut pas imaginer une économie sans industrie", justifie-t-il.
Dans son éventail d’avantages, le bassin minier di Nord-Pas de Calais dispose avant tout d’un statut très particulier. "C’est un cas unique", se réjouit Frédéric Kowalski. "En Allemagne et en Angleterre, deux sites industriels ont été classés par l’Unesco, mais il s’agit de sites isolés. Ici, c’est un bassin complet qui est proposé avec tout son patrimoine urbain, architectural, et social…"
Autant d'arguments suffisants pour convaincre l’Unesco…









