le 16/05/2007; Axa, EADS, Mercedes, Daimler, BMW, Eurotunnel, Hanson, HeidelbergCement...
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leCroissance en retrait, mais bonnes rentrées fiscales. Le débat sur les rémunérations de dirigeants rebondi. Mercedes veut redevenir numéro un. Eurotunnel lutte pour sa survie. Succès de l'OPA amicale sur Hanson. Télécoms, rédu
Croissance en retrait, mais bonnes rentrées fiscales.Le nouveau Chef de l'Etat hérite d'un bilan 2002-2006 meilleur que prévu, estime les Echos. L'activité économique a progressé en moyenne de 1,7 % par an sous la présidence Chirac contre une évaluation plus proche de 1,5 %jusqu'à présent. Selon l'Institut de statistiques, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) a atteint 2 % en volume l'année dernière. Pour autant, l'économie française enregistre une performance décevante au premier trimestre, avec une croissance de seulement 0,5 %n en retrait par rapport aux attentes de Bercy et de la plupart des économistes. La croissance est néanmoins toujours tirée par les services, nettement plus dynamiques que l'industrie. La bonne nouvelle dans les chiffres de l'Insee vient du déficit public, qui est revenu fin 2006 à 2,5 % du PIB. Depuis le début du quinquennat, le déficit aura reculé à un rythme proche de 0,5 % par an et se situe désormais nettement en dessous du taux requis par le pacte de stabilité européen qui est de 3 %. Il est vrai que les prélèvements obligatoires sont au plus haut depuis cinq années, atteignant 44,2 % du PIB. Cette hausse s'explique par la bonne tenue des recettes fiscales. En 2006 l'impôt sur les sociétés a augmenté de plus de 17 %, poursuit le quotidien, à 47,7 milliards d'euros. Tandis que la TVA a progressée d'un peu plus de 4 %, à 131 milliards, entraînée par la bonne tenue de la consommation des ménages.
Le débat sur les rémunérations de dirigeants rebondi.
Le problème des parachutes dorés et autres attributions abusives de « stock-option » revient sur le devant de la scène. Laurence Parisot, la présidente du Medef s'est émue publiquement hier et a déclaré être furieuse à propos de rumeurs sur des indemnités de départ accordées aux dirigeants d'EADS. Après l'affaire Noël Forgeard, mis en cause pour avoir touché des indemnités de 8,5 millions d'euros, une nouvelle polémique est née à propos d'indemnités qui seraient réclamées par Jean-Paul Gut, codirecteur général délégué. Selon les révélations de capital.fr, celui-ci réclamerait des indemnités de 12 millions. Bien que Laurence Parisot ait rappelé son hostilité au recours à la loi pour résoudre le problème des « golden parachutes », le nouveau Président de la République s'est engagé à faire voter dès cet été une loi qui interdira cette pratique. Pour sa part, Henri de Castries, président d'Axa veut montrer l'exemple, soulignent la Tribune et le Figaro. Ce dernier a déclaré hier renoncer aux stock-options auxquelles il pouvait prétendre au titre de l'exercice 2006. Le groupe d'assurance qu'il dirige depuis le retrait de Claude Bébéar, a pourtant enregistré un résultat record de plus de 5 milliards d'euros, et va distribuer 500 millions d'euros à ses salariés. Si le patron d'Axa pense que les stock-options sont « vertueuses », Il estime également que « ne pas en distribuer lorsque la performance de l'équipe dirigeante est médiocre ou mauvaise, cela va de soi ». Il estime également, que même avec d'excellents résultats, « les attributions n'ont pas besoin d'être systématiques chaque année » et que l'on peut leur préférer la distribution d'actions gratuites à tous le personnel, afin de partager la prospérité.
Mercedes veut redevenir numéro un.
Après être enfin sortie du bourbier Chrysler, la marque de voitures haut de gamme de Daimler, souhaite redevenir leader mondial, une place que lui a ravie son éternel rival BMW, alors que l'autre concurrent Audi, soutenu activement par Porsche, enregistre de très bonnes performances et que le japonais Lexus, marque de luxe de Toyota, affirme également ses ambitions, notamment avec des berlines misant sur l'écologie. BMW ne restera pas sans réaction lui aussi, relève la Tribune. Selon son patron, l'environnement est en pleine mutation, les régions de croissance changent, la démographie évolue, la mobilité dans les grandes métropoles et la prise de conscience des contraintes environnementales doivent faire repenser l'offre. L'évolution de monnaies perturbe également un peu plus les marchés. Mercedes devrait maintenant pouvoir se concentrer un peu plus sur sa marque phare, avec laquelle il perdait plus de 700 millions d'euros il ya un an. La firme allemande serait prête à s'allier avec BMW, notamment pour développer des moteurs hybrides, moins polluants qui leurs manquent cruellement. Sur les quatre premiers mois de l'année, BMW a vendu 386.273 automobiles, Mercedes 365.000 et Audi près de 333.000.
Eurotunnel lutte pour sa survie.
L'Autorité des marchés financiers (AMF) est venue hier en aide au consortium qui gère le tunnel sous la Manche. Elle a accepté de revoir à la baisse le seuil de réussite de l'OPE que mène actuellement le concessionnaire pour organiser sa restructuration financière. Le seuil initial était de 60 %, il a été abaissé à 50 % indique la Tribune. Jacques Gournon, patron du groupe, peine visiblement à convaincre les actionnaires, qui ont pour la plupart déjà perdu la quasi-totalité de leur investissement, d'apporter leurs titres à l'opération et la clôture de l'offre avait déjà été repoussée de quelques jours. Le sort d'Eurotunnel reste plus problématique que jamais. Selon Colette Neuville, présidente de l'Adam et administrateur, la situation est grave. « Si l'OPE ne réussit pas, Eurotunnel est perdu et ses actifs seront bradés. Ce serait alors une fin lamentable ». Les résultats devraient être connus d'ici au 31 mai. Eurotunnel compte environ 600.000 actionnaires, dont 2 seulement possèdent des participations de plus de 3 % (Richelieu Finances et la BEI). Il est vrai que les chiffres du concessionnaire ne sont pas encourageants. En 2006, le chiffre d'affaires ressort à 830 millions d'euros, le résultat opérationnel à 333 millions, pour des pertes de plus de 200 millions et des charges d'intérêts de la dette de 465 millions.
Succès de l'OPA amicale sur Hanson.
HeidelbergCement est parvenu au terme de seulement 10 jours de négociation, à un accord avec le groupe britannique, qui accepte l'offre de 11, 7milliards d'euros en numéraire. Cette opération amicale représenterait une prime de près de 30 % par rapport au cours de bourse de Hanson du début du mois, indique les Echos. Si elle obtient l'aval des autorités de la concurrence, elle pourrait être finalisée avant la fin de l'année. Elle donnerait alors naissance au deuxième groupe mondial dans le secteur des matériaux de construction, en termes de capitalisation boursière, avec un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros et plus de 70.000 salariés. Dernier grand acteur dans les matériaux du Royaume-Uni, à ne pas avoir été racheté, Hanson est numéro trois mondial des granulats derrière Lafarge et l'américain Vulcan et numéro six dans le béton. Dernier vestige du conglomérat de l'homme d'affaires James Hanson, bâti à coups de raids et de rachats, le groupe a réalisé 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, pour un bénéfice net de plus de 585 millions avec 26.000 collaborateurs. Il dispose d'une couverture géographique assez large, mais est surtout très présent outre-Atlantique, notamment aux Etats-Unis où il est très difficile d'obtenir les autorisations d'exploiter des carrières. Au total, il serait très complémentaire de son acquéreur qui réalise des ventes de plus de 9 milliards d'euros, pour un résultat de 1 milliard.
Télécoms, réduction des appels à l'étranger.
L'Europe va faire une proposition de règlement visant à plafonner les tarifs des appels passés sur les mobiles depuis un pays étrangers. Ils seraient limités à 40 centimes d'euros de la minute, puis réduits progressivement dans un délai de trois ans. Les appels reçus seraient plafonnés à 24 centimes. Les prix des tarifs de gros seront également encadrés, annonce le Figaro. Si ces nouveaux tarifs sont effectivement mis en vigueur par les opérateurs, les bénéfices pourraient être importants pour les clients, qui voient en moyenne quadrupler leurs communications lorsqu'ils passent une frontière. Ces nouvelles modalités devront faire l'objet de nouvelles offres commerciales de la part des opérateurs, qui ne manqueront sans doute pas de se faire tirer l'oreille pour les appliquer. Le chiffre annuel de « l'itinérance » serait actuellement de 8,5 milliards d'euros en Europe. La décision final devrait intervenir au Conseil européen au début du mois de juin.
Didier Ragu
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