Le 14/09/05 - Assurance, Katrina s'invite à Monaco. Vivendi enregistre un excellent semestre. PSA plaide pour une prime à la casse. Fiscalité, le gouvernement sort du flou.
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Assurance, Katrina s'invite à Monaco. Tandis que se profile une nouvelle tempête tropicale au large des côtes de la Caroline, les professionnels de l'assurance réunis dans la principauté commencent à faire leurs comptes. L'ouragan qui a balayé la Nouvelle-Orléans se révèle le sinistre le plus coûteux de l'histoire, estimé entre 40 et 60 milliards de dollars, loin devant l'ouragan Andrew et les attentats du World Trade Center qui ont coûté chacun une vingtaine de milliards, rapporte Les Echos. Pour certains réassureurs les pertes vont être importantes, les Lloyds pourraient être amenés à débourser plus de 2 milliards de dollars. Aux Etats-Unis les tarifs devraient enregistrer dès 2006 des augmentations entre 10 et 15 %, tandis qu'en Europe les hausses pourraient s'établir autour de 10 %.
Vivendi enregistre un excellent semestre. Le groupe de médias et de télécoms affiche une santé florissante, avec un triplement de son bénéfice net au premier semestre à 1,16 milliards d'euros, contre 340 millions un an auparavant, note Les Echos. Le résultat sur l'année complète pourrait avoisiner les deux milliards d'euros. Les chiffres sont largement supérieurs aux attentes notamment dans la musique et les télécoms - SFR a généré les deux tiers des résultats d'exploitation - mais en fait tous les métiers ont amélioré leurs résultats hormis la télévision avec Canal Plus, et le groupe a éteint ses foyers de pertes. Avec des profits en forte hausse, l'entreprise peut envisager une stratégie plus offensive. Dans un entretien à La Tribune, Jean-Bernard Lévy, président du directoire, s'explique sur les enjeux et les objectifs. A court terme Vivendi Universal postule à la privatisation de Tunisie Télécom.
PSA plaide pour une prime à la casse. Alors que le Premier ministre vient d'annoncer la mise en place de mesures pour les agriculteurs et les transporteurs routiers, afin de faire face au renchérissement des coûts de l'énergie, et un plan pour les biocarburants, le président de PSA prône l'instauration d'une prime à la casse. Une prime de 1.000 euros pourrait être proposée contre la destruction d'un véhicule ancien de plus de treize ans, selon La Tribune. Elle concernerait trois millions d'automobiles en France, parmi les plus polluantes. Pour les véhicules construits à cette époque il n'y avait aucune norme sur les émissions, remarque Jean-Martin Folz. En matière d'émission de CO² les constructeurs français sont parmi, les moins polluants en Europe avec des moyennes de moins de 150 grammes rejetés par kilomètres. Le constructeur de Sochaux estime que pour les véhicules hybrides, l'équation économique n'est pas encore viable, mais que les moteurs classiques, particulièrement les diesels ont encore une grande marge de progression.
Fiscalité, le gouvernement sort du flou. Deux semaines seulement après les annonces du Premier ministre, Matignon semble avoir arrêté les contours de la réforme de l'impôt sur le revenu, indiquent Les Echos et Le Figaro. Les six tranches de l'IR vont être ramenées à quatre, dont les taux seraient de 5,5 %, 14 %, 30 % et 40 % pour le plus haut. Mais le nouveau dispositif intégrera comme prévu la réduction de 20 % dont bénéficient tous les salariés. La réforme devra être mise en place en 2007, pour les revenus payés en 2006, elle devrait être introduite dans la loi de finances pour 2006 et pourrait coûter autour de 3,5 milliards d'euros à l'Etat. Selon les simulations du gouvernement, cette simplification du système ne devrait faire aucun perdant et devrait plutôt avantager les tranches moyennes et basses du barême.
Les tensions s'apaisent au sein d'EADS. Après des mois de crise ouverte entre les actionnaires allemands et français, la pression est un peu retombée à la direction du consortium européen. L'évolution managériale délicate avait donné lieu à d'âpres débats, mais avec la prise de fonction officielle au premier juillet dernier des deux coprésidents exécutifs, Thomas Enders et Noël Forgeard, les avis semblent un peu converger. Sortant de sa réserve pour la première fois depuis sa nomination, le dirigeant français s'exprime dans une interview au Figaro. Organisation du groupe, rapport avec Airbus, différent transatlantique au sujet des subventions aéronautiques, lancements des nouveaux programmes long courrier et gros porteur, réflexion sur Thales, il passe en revue tous les dossiers du groupe européen. Pour sa part Thomas Enders donne son point de vue, dans un entretien au Financial Times. Il confirme qu'Airbus utilisera les aides remboursables habituelles pour le lancement de son A350 long courrier.
Volkswagen, des décisions difficiles. Le Wall Street Journal revient sur les déclarations de Bernt Pischetsrieder, le président du groupe allemand VAG, qui en marge du salon de Francfort, a de nouveau insisté sur les nécessaires réductions d'effectifs, augmentation du temps travaillé et baisse des salaires des employés du premier constructeur automobile européen. A la veille d'importantes élections en Allemagne, le quotidien financier rappelle que le premier actionnaire de Volkswagen est le Lander de Basse-saxe et que les mesures de restructuration prônées par le fabricant ne pourront être menées à bien, qu'à l'occasion d'amendements des lois et renégociations des conventions allemandes, très protectrices envers les travailleurs de l'automobile.
Didier RAGU
A demain !

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












