imprimer

Le 02/05/05 - Palmarès des salaires du CAC 40. L'Italie défend bec et ongles ses établissements bancaires. Rexel, la prise de contrôle par des fonds va donner un nouvel essor...

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le


Palmarès des salaires du CAC 40. Sur fonds de polémique et de mouvements d'humeur des salariés du groupe Carrefour, après la révélation des indemnités de départ de Daniel Bernard, Les Echos publient le hit-parade de rémunérations des grands patrons français. L'écart va de 1 à 10, de 682.000 euros pour le moins payé, Xavier Fontanet le patron d'Essilor, au mieux nanti, Lindsey Owen-Jones, le PDG de L'Oréal avec 6,596 millions. Il ressort du tableau que les salaires ont progressé, mais à un rythme moins soutenu. Les bonus sont moins déconnectés des performances des entreprises, sans doutes sous la pression de conseils d'administration et d'actionnaires plus vigilants, mais trois patrons sur quatre se voient néanmoins attribuer de confortables stocks-options.

L'Italie défend bec et ongles ses établissements bancaires. Une nouvelle entité va sans doute émerger dans la péninsule, de l'actuel mouvement de concentration, mais sera-t-elle contrôlée par un acteur étranger se demandent La Tribune et Les Echos. Alors que le Néerlandais ABN AMRO convoite depuis des semaines Antonveneta, la neuvième banque italienne, La Banca Populare di Lodi, actionnaire à près de 30 % de sa consœur, soutenue par la Banque d'Italie, a organisé la défense en raflant les quinze sièges du conseil d'administration et en faisant une offre mixte sur le reste du capital. Une autre banque est la cible d'une offre étrangère, La Banca Nazionale del Lavoro, visée par Le Banco Bilbao Viscaya. Mais elle pourrait également susciter une contre-offre rhônalpine, après le report de l'assemblée générale faute du quorum d'actionnaires requis. La bataille pour l'ouverture du secteur bancaire italien pourrait bien se poursuivre sur le terrain juridique, devant les autorités européennes.

Rexel, la prise de contrôle par des fonds va donner un nouvel essor. Le leader mondial de la distribution électrique, propriété du groupe Pinault-Printemps-Redoute, a été repris au lois de décembre dernier par un consortium formé de Clayton Dubilier & Rice et de Merril Lynch Global Private Equity, des fonds américains, et du français Eurazeo. Les 73, 45 % de capital détenus par PPR ont été rachetés à un prix  valorisant l'entreprise à 3,7 milliards d'euros, dette comprise. L'opération s'est terminée récemment par le retrait de la cote. Augmentation du résultat, croissance interne, acquisitions ciblées, accroissement du réseau d'agences, Jean-Charles Pauze, PDG de Rexel, explique dans un entretien aux Echos les perspectives de son groupe.

Aubade tombe dans le giron d'un groupe suisse. L'entreprise familiale de lingerie haut de gamme, l'une des dernières PME de lingerie française encore indépendante, va passer sous pavillon helvétique, indique Les Echos. Ce rachat par le Suisse Calida a été rendu possible par la volonté de certains actionnaires familiaux de sortir de l'affaire pour récupérer leur mise. Ann-Charlotte Pasquier, directrice générale depuis 1985, qui avait repris le flambeau après ses parents et son grand-père, va donc être obligée de vendre, mais le montant de l'opération n'a pas été divulgué. Aubade a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 48,6 millions d'euros, dont 60 % réalisé en France, pour un résultat net de 1,9 millions. Calida, en restructuration depuis deux ans, a réalisé des ventes d'environ 90 millions d'euros avec 689 salariés, pour une marge opérationnelle de 4,3 %. Spécialisé dans la production de sous-vêtements et de vêtements de nuits, le groupe de Lucerne souhaite se diversifier dans le haut de gamme.

EDF envisage un retrait d'Edison. Selon La Tribune, le groupe dirigé par Pierre Gadonneix devrait convoquer dans les prochains jours un conseil d'administration extraordinaire, au cours duquel serait débattu le retrait pur et simple du marché italien. Le bras de fer entre le gouvernement italien et l'électricien français pourrait bien tourner au désavantage de ce dernier. La presse italienne rapporte que la Consob, l'autorité boursière italienne, aurait averti EDF de l'obligation de lancer une OPA sur Italenergia Bis, le holding qui contrôle Edison, au prix de 1,8 euro par titre s'il dépasse le seuil de 30 %. Un tel prix engendrerait un surcoût de 3 milliards pour le Français par rapport au projet initial. Il envisagerait donc d'abandonner ses projets en Italie, d'autant que le gouvernement italien ne semble pas prêt à abroger le fameux décret, voté en 2001, limitant à 2 % les droits de vote d'EDF, attendant l'ouverture du marché français.

La polémique enfle sur le lundi de Pentecôte. Les syndicats ne semblent pas désarmer contre le principe de la journée de solidarité que veut instaurer le gouvernement. Le problème était au cœur des revendications des défilés du premier mai, rappelle La Tribune et six fédérations de fonctionnaires ont appelé à la mobilisation pour le 16 mai, alors que Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique, a affirmé à l'issue du séminaire gouvernemental, que les fonctionnaires montreraient l'exemple. Dans certaines entreprises, comme EDF, un accord avait pourtant été signé, stipulant le maintien du lundi de Pentecôte comme jour férié. Pour le moment imperturbable, Jean-Pierre Raffarin va officiellement installer aujourd'hui, la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, instituée par la loi du 30 juin 2004 et qui doit être chargée de collecter les 2 milliards d'euros que doivent rapporter les cotisations de 0,3 % versées par les entreprises au titre de cette fameuse journée.

La manne pétrolière dilapidée par les pays producteurs ! Avec la flambée des cours du brut depuis un an, les revenus tirés du pétrole devraient à la fin de 2005, être de 85 % supérieurs à leurs niveaux de 2001, pour autant cette masse considérable d'argent est plutôt mal employée, analyse la Tribune dans son dossier. La Banque mondiale pointe l'absence de réformes structurelles dans la plupart des pays producteurs, hormis la Norvège et le Koweït. Le Moyen Orient et l'Afrique du Nord auraient enregistré en 2004 des revenus de 600 milliards de dollars, à même d'assurer leur décollage économique, mais l'argent ne prend pas toujours la bonne direction. Des pays comme l'Algérie, l'Arabie Saoudite ou le Venezuela, de l'autre côté de l'Atlantique, voire la Russie utilisent la manne en dépenses publiques pour calmer la grogne sociale, plutôt que pour réformer en profondeur. Surtout, les investissements dans le secteur pétrolier sont négligés et les installations ne sont pas modernisées pour faire face à l'augmentation de la demande.

Didier RAGU

A demain !

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter