La présidente du Medef réclame la création d’un ministre de l’Economie et des finances responsable devant le parlement européen.
A l’issue d’une réunion au siège de Business Europe, la représentation des patrons européens à Bruxelles, Laurence Parisot a estimé qu’il fallait qu’une partie de l’exécutif européen dépende vraiment du suffrage européen.
"Dans la réforme que nous préconisons, soit le président de la Commission européenne, soit le président du Conseil doit être élu au suffrage universel", a-t-elle précisé. Pour elle, "la désignation d'un ministre de l'Economie et des Finances de l'UE responsable devant le parlement européen, une approche budgétaire commune et une fiscalité propre à l'UE" seraient des éléments essentiels de la réforme. "Ce serait une façon de créer un lien entre chaque citoyen et les institutions de l'UE", a-t-elle précisé.
Plus globalement, les représentants des patrons de l’Union européenne ont dit attendre beaucoup du sommet européen qui débute jeudi à Bruxelles.
Notamment ils ont adopté un plan d’action en cinq points destiné à rétablir la confiance dans l’euro et doubler le taux de croissance annuel de 1,25% à 2,5%. Une démarche qui permettrait de créer 1,4 million de nouveaux emplois chaque année et rétablirait le plein emploi en Europe à l’horizon 2020.
Pour le patron de Business Europe Jürgen Thumann, "la situation économique actuelle est préoccupante, car le chômage touche 10,5% de la population active et devrait passer à 10,8% l’année prochaine".
"Il y a un manque de confiance envers l'Union économique et monétaire et envers le secteur bancaire européen. Nous attendons du sommet européen un message fort et des mesures", a-t-il lancé.
"Le reste du monde bouge autour de nous et il réinvente ses modèles d'activités sans l'Europe, a confié Laurence Parisot. Nous attendons une réponse politique aux défis qui sont posés, un saut vers une Union européenne plus intégrée".









