Laurence Parisot exige une politique économique favorable aux entreprises

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La présidente du Medef, Laurence Parisot, a confirmé un "sérieux désaccord" avec le gouvernement à l'issue de la conférence sociale des 9 et 10 juillet, et a prévenu que "la croissance passera par les entreprises ou ne sera pas".

"La conférence sociale s'est achevée sur un sérieux désaccord, qui, à ce jour, n'est pas levé", a affirmé Mme Parisot dans une interview au journal Les Echos du mercredi 18 juillet.

Selon elle, lors de la grande conférence sociale des 9 et 10 juillet derniers, "la méthode du dialogue social telle qu'elle a été proposée par le chef de l'Etat semble préférable à ce que nous avions connu auparavant, mais, de fait, ni l'esprit ni la lettre n'en ont été respectés".

Pour la grande négociation de la rentrée sur l'emploi et le marché du travail, "les sujets qu'avaient choisis les organisations syndicales ont été conservés¨, mais "pas ceux qu'avaient retenus les chefs d'entreprise", estime la présidente du Medef qui affirme : "notre point de vue est décisif et doit être entendu".

"Comment pourrions-nous ouvrir une négociation sur l'emploi en septembre si le document d'orientation que le gouvernement doit transmettre aux partenaires sociaux ne nous convient pas ?", demande-t-elle.

La présidente du Medef attend "un texte équilibré, qui intègre les enjeux de sécurité du marché du travail, mais aussi ses enjeux de flexibilité". "Le gouvernement reconnaît le problème du coût du travail en France, mais du bout des lèvres, a minima", selon elle.

"Si une politique économique clairement favorable aux entreprises n'est pas clairement définie et n'entre pas en vigueur, les défaillances se multiplieront. Le risque que nous courrons alors ne sera pas celui d'une croissance faible, mais d'une récession". "La croissance passera par les entreprises ou ne sera pas", prévient-elle.

Sur le financement de la protection sociale, Mme Parisot réitère sa proposition d'une baisse des cotisations compensée par une hausse de la TVA et de la CSG, et estime qu'"on ne peut attendre janvier 2014" pour la mise en place de cette réforme.

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