Lagarde signe son divorce avec l'Allemagne
Le 17 mars 2010 par Morgane Remy

« Christine Lagarde a une vision franco-française »
Pour Christine Lagarde, l'Allemagne joue trop perso
Le modèle allemand bientôt has been ?
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Christine Lagarde continue sa fronde contre l'Allemagne. Montré du doigt, le voisin allemand proteste. La rupture semble entamée.
Christine Lagarde a semé la zizanie au sein du couple franco-allemand. Elle se pose en donneuse de leçons et ne regrette rien. Peu importe la levée de boucliers des politiques et éditorialistes outre-Rhin. Peu importe que le pays surendetté, qui peine a faire repartir son activité, conseille la première économie d’Europe. La ministre des Finances enfonce le clou quitte à fissurer la relation de la France avec son premier client.
Ce matin, sur RTL, Christine Lagarde le répète : "l'Allemagne a fait un effort considérable depuis dix ans pour rétablir ses facteurs de productivité en axant sa croissance sur un gros moteur, l'exportation. Mais, dans une situation de crise très grave dans laquelle ont été plongées toutes nos économies, il faut que chacun fasse des efforts". Puis elle donne des conseils : "l'Allemagne peut peut-être utiliser les mesures, d'ailleurs envisagées par la coalition, c'est-à-dire diminuer les impôts pour encourager la consommation intérieure."
Criticable d’un point de vue économique, sa proposition l’est surtout en termes politiques. Si des baisses d'impôts étaient en prévues dans le programme de la coalition réunissant les conservateurs de la chancelière Angela Merkel et des libéraux, ils y ont vite renoncé par peur de générer une hausse des prix. Berlin rapelle que les Etats qui peinent de la crise devraient, aujourd'hui, assumer le fait qu'ils ont trop longtemps vécu au-dessus de leurs moyens.
Morgane Remy
10 réactions
raspail | 18/03/2010 - 10H25
Ca commence à ressembler à une situation de panique et d'impuissance à gérer nos problémes internes .
On commence à chercher des boucs émissaires ailleurs !!!! pour se dédouaner nos responsabilités
raspail | 18/03/2010 - 10H24
Ca commence à ressembler à une situation de panique et d'impuissance à gérer nos problémes internes .
On commence à chercher des boucs émissaires ailleurs !!!! pour se dédouaner nos responsabilités
bobo | 18/03/2010 - 10H18
Mme Lagarde croit encore que "l'Allemagne paiera" désolé cher Maître nous ne sommes plus en 1920. Il y a longtemps que la France a décroché de l'Allemagne. Germany Uber Alles... Hélas...
Thierry B. | 17/03/2010 - 22H08
Si Mme Lagarde sortait des hautes sphères (comme par exemple vivre au quotidien dans des entreprises), elle constaterait que nous ne produisons presque plus rien : dans une quantité de domaines économiques, vous avez le choix entre des produits allemands, japonais, chinois ...
Oui l’Allemagne a baissé les salaires, en particulier des moins qualifiés, ce qui a relancé la compétitivité : ainsi on voit des produits allemands de consommation courantes ou de l’alimentaire dans les rayons français. Mais l’Allemagne a une multitude de PME dans tous les domaines, qui s’élancent facilement à l’export, alors que la France n’a que quelques mastodontes, étroitement liés à l’Etat, et quelques PME recroquevillés sur la France (par manque de connaissances linguistiques entre autres causes). Même si on avait le vieux Franc, une dévaluation serait peu utile, car dans la plupart des branches nous ne produisons rien.
Nous avons une population bien formée, mais qui fait de la finance bancaire ou du marketing (de produits importés !). Si au lieu de beaucoup épargner, nous consommions, nous aurions un déficit commercial abyssal.
Michel | 17/03/2010 - 21H49
On est évidemment sidéré de l’analyse de Mme Lagarde concernant l’industrie allemande, pourtant il suffit de visiter quelques entreprises allemandes pour constater que le moteur principal et constant de la productivité a été l’investissement depuis des décennies, investissement porté par une grande confiance des allemands dans leurs industries manufacturières. Les machines, les équipements sont récents, l’industrialisation poussée pour une qualité sans reproches, des conditions de travail optimums ( locaux récents, fonctionnels ) , cette augmentation constante de la productivité constatée par Mme Lagarde a donc des causes très éloignées de son analyse. A contrario, le principal souci d’un dirigent français n‘est pas l’investissement , je pense surtout aux PME, il lui faut d’abord trouver des financements court terme pour pouvoir alimenter le crédit inter entreprise, une masse d’argent que grandes entreprises et banques ont recherché avec avidité pour l’investir dans cette nouvelle industrie jugée bien plus rentable qu’était l’industrie financière et que nos dirigeants flattaient il y a quelques années en visitant le modèle Angleterre. On a vu ces derniers mois à quoi ont servi ces flux financiers, une perte de valeur sans précédents, plus importante que la Seconde Guerre Mondiale. Pour l’industriel allemand, avec un crédit inter entreprise réduit à 30 jours date de facture, les capacités financières de l’entreprise servent en quasi totalité à l’investissement, d’où cette évolution de la productivité qui en plus a permis de servir des salaires et conditions de travail ( notamment pour les cadres ) sans commune mesure avec ceux de la France. Toutes choses, en plus, qui ne sont pas parties en fumée ces derniers mois ….ce qui a l’air d’énerver nos rois ou reines de la finance …..En résumé, d’un coté un pays Allemagne qui a toujours investie dans son industrie manufacturière, et de l’autre la France qui a fait confiance aux mirages de l’industrie financière.
sata | 17/03/2010 - 18H22
La France a toujours été meilleure pour donner des lecons que pour montrer l'exemple et helas Mme Lagarde ne fait pas exception.
Au lieu de critriquer nos voisins, nous ferions mieux de copier leurs solutions à la crise qui fonctionnent .... comme une belle mécanique allemendes.
Forces Françaises de L'Industrie | 17/03/2010 - 15H39
Plutôt que de s'attaquer à nos alliers économiques allemands, Me Lagarde ferait mieux de s'attaquer à laconcurence deloyale des Chinois qui copient notre savoir-faire, qui ne respectent aucune règle auropéennes, et Me Lagarde autorise l'importation de produits chinois qui tuent nos entreprises et nos emplois ! Me Lagarde ouvrez les yeux : trop de charges en France !!! L'industrie Alemande est un modèle pour nous tous !!!
nounours | 17/03/2010 - 14H58
Mme Lagarde est trop intelligente pour croire à ce qu'elle dit!! elle chercherait à quitter le gouvernement qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. corollaire: la situation économique Française est-elle grave à ce point ou juste convenance personnelle, fatigue du pouvoir (ou du non-pouvoir) ?
YAAC | 17/03/2010 - 12H57
Bravo
quelle naïveté de la part de nos dirigeants qui decouvre une offre qui n'est plus adaptée au marché mondial...
Le reveil va être douloureux. Vive les 35 heures et le modèle français.
Bonne chance à Renault, Alstom, Air France, EDF, Areva...
rvg | 17/03/2010 - 11H57
Pourquoi les allemands devraient-ils soudainement acheter des produits francais en leur baissant leurs impôts ? Est-ce que Madame Lagarde croit vraiment que les allemands "se privent" de produits francais parce qu'ils n'ont pas assez de sous dans leurs poches? Les allemands n'achètent pas francais car ils trouvent mieux ailleurs (chez eux notamment!) et non pas parce qu'ils ne possèdent pas la nécessaire monnaie! Donner quelques Euros supplémentaires aux allemands les encouragera peut être à changer leur Audi contre une Audi neuve plus rapidement mais certainement pas à les faire courir chez le concessionnaire renault!
A croire que si les allemands n'achètent pas francais c'est parce qu'ils ne peuvent pas se le permettre. Ca frise le risible. En même temps c'est triste pour la France. Lagarde veut tout simplement que l'Allemagne s'endette pour que la France se sente moins seule quand il s'agira de prendre des mesures "communes" visant a baisser cette dette ! Car c'est sans doute là la vraie (et seule ??) motivation de Madame Lagarde dans cette idée de baisse des impôts allemands.
Comment mettre l'Allemagne dans le même pétrin que la France en terme d'endettement et se trouver un allié de choix qui n'aurait alors rien contre une petite inflation galopante visant à éponger cette même dette devenu incontrolable en France. Mais cela me semble n'être que bien sous-estimer le cousin germain….! Car il vaudra mieux avoir l'Allemagne avec soi que contre soi quand le moment sera venu de "baisser son pantalon" et annoncer la dette record et fatale de la France.
Oui, cette proposition de Lagarde sonne pour moi comme un aveux d'impuissance et déjà la mise en place d'une "assurance endettement" et non comme la réelle volonté d'une relance de la consommation de produits français en Allemagne. J'habite en Allemagne depuis 10 ans. Donnez moi quelques euros de plus et je ne vais pas les dépenser dans des produits français. Désolé de vous décevoir ! Bref, balayez devant votre porte amis français (j'en suis un au fait), et ne comptez pas sur un miracle. Vos petites "entourloupes" ne trompent plus personne et en terme d'économie, l'Allemagne ne se présente pas en tant que débutant...

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