Social. Les 22 salariés de l’usine Lagarde, spécialisée dans la conception et la fabrication de machines pour la conduite de la vigne (épampreuses, effeuilleuses, rogneuses), à Saint-Loubès (Gironde), n’ont pas le cœur à l’ouvrage. Leur actionnaire, le groupe norvégien Kverneland, entend dissoudre et liquider à l’amiable l’entreprise.
Depuis quatre ans, Lagarde perd de l’argent. « Nous savons que la liquidation a été demandée. Mais nous n’avons aucune information. Nous espérons encore que des négociations puissent s’engager pour que notre site soit repris », indique la direction de l’usine.
Le président (PS) du conseil général de la Gironde, Philippe Madrelle et le président (PS) du conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset, viennent d’adresser une lettre commune à Kay Nygaard, le représentant du groupe norvégien, dans laquelle ils rappellent suivre depuis longtemps, avec « discrétion » mais avec « une forte attention » l’entreprise.
Dernière négociation en date : le projet de reprise par la société basque Darraidou. Finalement, le projet est tombé à l’eau. Ce que regrettent les deux élus qui voyaient là « des synergies industrielles positives » pour le repreneur et « une sortie honorable » pour les actionnaires financiers.
Philippe Madrelle et Alain Rousset demandent à l’actionnaire de « reprendre le chemin de la table des négociations » afin de faciliter la reprise de cette activité. Au passage ils proposent de jouer le rôle de médiateur.









