imprimer

Lafarge va supprimer 460 postes

Par Olivier James - Publié le
Lafarge
© DR

Parmi ces suppressions annoncées, 90 postes sont concernés en France. Le premier producteur mondial de ciment compte appliquer pour ces postes un plan de départs volontaires, "sans aucun licenciement contraint".

Ces suppressions de postes s'inscrivent dans la nouvelle organisation du groupe annoncée le 21 novembre dernier. Le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, avait assuré que ce plan d'adaptation à la conjoncture ne devrait avoir qu'un impact "limité" sur l'emploi.

Une décision qui traduit la passe délicat que traverse le groupe depuis quelques années. Très endetté depuis le rachat de l'égyptien Orascom en 2008, Lafarge connaît des difficultés financières importantes. Sa dette s'élève à plus de 14 milliards d'euros par rapport à un chiffre d'affaires de 16,2 milliards d'euros en 2010.

L'agence de notation Fitch Ratings a d'ailleurs relégué en novembre dernier le cimentier dans la catégorie des emprunteurs spéculatifs. Lafarge avait vu sa note dégradée à "BB+", assortie néanmoins d'une perspective "stable".

Des objectifs de désinvestissements

Comme si cela ne suffisait pas, Lafarge subit de plein fouet la morosité du secteur de la construction en Europe. Si la consommation de ciment augmente dans les pays émergents, Chine en tête, elle est en berne sur le Vieux Continent.

"Nos capacités de production ont déjà été réduites progressivement dans les pays développés depuis 2008, alors que nous les avons augmentées dans les pays émergents, avait déclaré Bruno Lafont en novembre dernier. Nous avons mis en sommeil certaines unités."

En octobre dernier, la Commission européenne a d'ailleurs donné son feu vert à la vente par le cimentier français Lafarge de ses activités plâtre en Europe et en Amérique du Sud au groupe belge Etex. Une cession qui souligne les objectifs importants de désinvestissements du groupe.

Pour rappel, des salariés avaient observé une grève de la faim en septembre dernier pour protester contre la fermeture annoncée de la cimenterie de Frangey (Yone).  Une initiative qui avait pris fin lorsque la direction s'était engagée à maintenir une activité sur ce site pour 35 personnes, le temps de retrouver un repreneur.

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
Jean-Baptiste Collin de Sussy

La sémantique de l'industrie

Ne dites plus industrie, mais redressement productif. C'est désormais le nom de ce ministère qui a vu le jour pour la...

Neri Oxman

L'impression 3D détournée par l'artiste Neri Oxman

L'architecte et designer Neri Oxman expose au Centre Georges Pompidou, à Paris, ses sculptures...

Guillaume Klossa

"Je suis fasciné par les technologies sans fil"

Guillaume Klossa, qui vient de publier un rapport sur l'impératif industriel, répond à notre...

Arnaud Montebourg

La semaine chargée d’Arnaud Montebourg, et le reste de l’actualité industrielle

On le savait déjà. Ministre est un métier à plein temps. Arnaud...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter