L'Usine de l'Energie

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Lafarge monte en puissance sur les combustibles alternatifs

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Cimenterie Lafarge
© DR

Les industriels aussi parlent écologie. Lafarge, le premier cimentier mondial, entend utiliser 30% de combustibles alternatifs en 2015.

"Nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure pour réduire nos coûts d'énergie, en hausse de 10% pour les combustibles en 2011, et limiter les émissions de CO2", annonce Oliver Mérindol, le directeur écologie industrielle du groupe français, ce vendredi 16 septembre.

Les combustibles alternatifs utilisés prennent la forme de pneumatiques usagés, déchets solides broyés, boues, solvants, huiles usagés, biomasse, déchets industriels et commerciaux.

Le but visé est d’atteindre 30 % de combustibles alternatifs en 2015. Le groupe pratique déjà les combustibles alternatifs mais entend monter en puissance pour tenir ses engagements en termes de réduction des émissions du CO2. Soit une baisse de 33% de ses consommations de CO2 par tonne de ciment produite en 2020.

Enjeu économique

Une question écologique donc. Car avec le boom des pays émergents, il faudra produire toujours plus de ciment. Le monde devrait avoir besoin de 5 milliards de tonnes par an à partir de 2025, contre 3 milliards actuellement.

Mais ce changement de paradigme énergétique est aussi un enjeu économique majeur pour l'industriel. La facture de la consommation totale d'énergie de Lafarge, dont 94% est consacrée à la fabrication du ciment, s'est élevée à plus de 2,5 milliards d'euros en 2010. Plus de la moitié de la facture (55%) est due à l’usage des combustibles dont les prix risquent encore d’augmenter.

Le but est de se donner les moyens aujourd'hui pour ne pas avoir à payer une facture trop salée demain. Et d'assurer :"nous avons la capacité d'investir des montants substantiels, de plusieurs dizaines de millions d'euros par an, même dans ces temps difficiles, pour adapter ses fours à un grand nombre de déchets, en valorisant la ressource disponible localement."

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