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Lactalis s’intéresse à Entremont

Par Patrick Déniel - Publié le
produit laitier
© © Bernard Martinez

Le leader français des produits laitiers devrait déposer une offre de reprise très prochainement. Selon les syndicats, Bongrain serait également intéressé.

Lactalis serait sur le point de déposer une offre de reprise globale des activités du groupe fromager Entremont, propriété de la Compagnie nationale de Portefeuille (CNP) du milliardaire belge Albert Frère et de la coopérative bretonne Unicopa. Entremont, en difficulté, avait sollicité il y a plusieurs semaines l’aide du Comité interministériel des restructurations industrielles (Ciri) pour trouver des partenaires.

« On s’achemine vers un partage de l’entreprise : Lactalis sera obligé de se défaire de certains sites de production car il sera en position dominante sur certains marchés, comme l’emmental », estime Régis Degouy, qui suit le dossier à la FGA-CFDT, et qui s’inquiète des conséquences de cette reprise sur l’outil industriel. « Plus qu’une reprise par Lactalis, qui mettrait ce dernier en situation de monopole en France sur le marché de l’emmental, le personnel du groupe préfèrerait soutenir toute autre solution qui permettrait de préserver l’avenir du groupe », indique de son côté Force Ouvrière dans un communiqué.

Une reprise par Lactalis (9,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires), leader français des produits laitiers, inquiète aussi dans la filière du comté, où il obtiendrait une position de leader. Entremont dispose en effet de cinq sites industriels en France-Comté et produit, notamment via sa filiale Juragruyère, 15 000 tonnes de comté sur les 50 000 de l’appellation.

De source syndicale, on apprend que le numéro deux français du fromage, le groupe Bongrain (3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires), pourrait être intéressé par certaines activités, et déposerait une offre après le 14 juillet. Le groupe coopératif Sodiaal est lui aussi partie prenante du dossier, puisqu’associé à Entremont dans deux de ses filiales : Nutribio, qui fabrique des poudres de lait, et Beuralia sur les beurres et matières grasses.

La solution « bancaire » d’une reprise d’Entremont par le Crédit Agricole, semble, quant à elle, s’éloigner. Le dossier devrait se dénouer d’ici la fin du mois.

Patrick Déniel
 

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1 réaction

Fab | 21/07/2009 - 19H25

Est ce une fin des procédures pour la bataille des appellations, de la bataille des contrefaçons ?
Lactalis arriverait elle à ses fins après des années de batailles juridiques et parfois judiciaires ? Mais l'ombre anticoncurrentielle s'accentue !

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