La ventoline soigne ses fuites de propulseur
Par GAËLLE FLEITOUR - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3248
115 000 tonnes de CO2
Bénéfiques pour la respiration des hommes, les aérosols de ventoline le sont moins pour celle de la planète. Sur les 115 000 tonnes de CO2 émises par le laboratoire pharmaceutique de GSK à Evreux, 87 % proviennent des pertes liées au gaz propulseur qui s'échappe lors de la production d'aérosols. La consommation d'énergie (11 %) constitue le deuxième poste, car cette production requiert aussi des conditions de traitement de l'air spécifiques. Ce sont là les principaux enseignements du bilan carbone réalisé par le site en 2010, qui a pris en compte les émissions directes de gaz à effets de serre, l'électricité, l'eau surchauffée et certains déchets. Pour réduire les pertes de gaz propulseur, l'établissement a mis en place un process de captage à la source et de recyclage du gaz. Il a aussi supprimé l'étape de la purge. Côté énergie, l'usine a fait chuter ses émissions de CO2 de 20 % entre 2009 et 2010 en se penchant sur la climatisation. « L'air de l'extérieur était refroidi, puis réchauffé, rappelle Marc Santesmases, directeur du site d'Evreux. En hiver, nous sautons une étape en reprenant une partie de l'air neuf dans les bâtiments de zone technique. Cela a permis d'économiser 33 tonnes d'émissions en 2010. » Sur le site, la vitesse de la climatisation des salles est désormais adaptée à l'activité de production, et des capteurs placés dans tous les bâtiments surveillent la consommation énergétique quotidienne. Ces initiatives ont permis d'économiser 26 000 euros. Le groupe GSK, qui ambitionne de réduire de 25 % ses émissions de CO2 d'ici à 2020, pourra s'inspirer d'Evreux











