ENTRETIEN Michel Rollier, patron de Michelin jusqu'en mai prochain, répond au "Questionnaire de Proust" de L'Usine Nouvelle.
L'Usine Nouvelle - Votre dernière visite d'usine ?
Michel Rollier - La semaine passée, dans notre usine d'Olsztyn, en Pologne. On y fabrique des pneus de tourisme, de poids lourds et agricoles.
Votre premier geste, le matin, en arrivant au bureau ?
Jeter un coup d'oeil sur le Puy-de-Dôme, notre Mont Fuji...
Dans votre journée de travail, la tâche la plus agréable ?
Rencontrer les équipes car elles sont très différentes et les sujets sont variés.
Votre concurrent le plus estimable ?
Ils sont tous estimables : ce sont des concurrents.
Votre qualité numéro un ?
Il faut demander cela à Jean-Dominique Senard, qui prendra ma succession en mai !
Celle que vous recherchez chez les autres ?
Le sens du devoir.
Votre pire cauchemar professionnel ?
Un cauchemar autant professionnel que personnel, lorsque nous avons perdu Édouard Michelin, en 2006.
Votre meilleur souvenir ?
En octobre 2010, la réunion de 3 000 cadres venus de tous les pays : un sentiment d'unité et de force émanait de cette assemblée.
La technologie qui vous fascine ?
La roue active développée par les équipes de Michelin.
Celle que vous détestez ?
Je ne déteste pas, mais je maîtrise mal les outils informatiques et cela me contrarie.
L'autre métier que vous auriez aimé exercer ?
J'aurais aimé être musicien. Malheureusement je n'avais aucun don !
Un inventeur, un patron ou un scientifique pour illustrer un nouveau billet de banque ?
André et Édouard Michelin.
Le dernier livre que vous avez lu ?
Je viens de relire « Mémoires d'outre-tombe » de Chateaubriand.
La qualité que vous préférez chez un homme ou chez une femme ?
Le courage éclairé. Être courageux ne suffit pas, il faut que cela s'accompagne de lucidité.
Pour votre pot de départ, la phrase que vous aimeriez entendre ?
Nous allons poursuivre le travail engagé, Michelin continuera sa conquête.









